30 000 euros collectés pour soutenir Nicolas, l'opposant au mariage gay en prison à Fleury-Merogis

Actuellement, 150 manifestants de la Manif Pour Tous comptent intenter
une action en justice contre l'Etat suite à des arrestations qu'ils
jugent "arbitraires".

Deux cagnottes qui ne trompent personne, et en disent long sur la mobilisation des militants contre le mariage homosexuel et leur unité face à cette condamnation de Nicolas, emprisonné à Fleury Merogis mercredi soir, et qu'ils estiment tous être arbitraire.

 

Quelques heures à peine après la condamnation de Nicolas, mercredi soir, à deux mois ferme pour "refus de décliner son identité, refus de prélévement ADN, et rébellion", une cagnotte à son intention avait déjà récolté 3500 euros pour l'aider lui et sa famille à payer ses frais de justice. Et non à payer son amende puisque il est illégal en France d'appeler à une souscription pour payer une amende personnelle. La cagnotte initiale (cliquez ici) précise bien "aider financièrement Nicolas B. et sa famille pour les frais auxquels ils devront faire face". 

 

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Nicolas, le premier opposant au mariage gay, condamné à de la prise ferme

 

Nicolas B. était présent dimanche soir à Neuilly-sur-Seine avec 1 500 militants pour accueillir François Hollande lors de son intervention télévisée sur l'émission Capital, et a été interpellé avec une rare violence (son coup porte des traces de strangulation) à Paris sur les Champs Elysées, dans le restaurant Pizza Pino ou il s'était réfugié pour fuire la police. Son avocat a dénoncé à l'audience l'absence de délit, et du coup, le caractère illégal de l'arrestation, et a déposé une demande de libération en référé-liberté en parallèle de l'appel qui a été formé dès jeudi.

Les collectes de fonds se multiplient pour venir en aide aux gardés à vue de la Manif pour tous

Jeudi, à 15 heures, cette première cagnotte avait rapporté plus de 11 000 euros. Ce vendredi, elle atteint 14 000 euros et il reste encore 9 jours avant qu'elle ne soit close. La seconde (cliquer ici) quant à elle affiche ce vendredi un résultat de plus de 5 300 euros et sera fermée dans exactement 16 jours.

 

C'est la première condamnation qui débouche sur un mandat de dépôt depuis le début des manifestations contre la loi Taubira. Maître Frédéric Pichon, l'avocat très médiatisé depuis le début de la mobilisation, et qui avait été désigné pour défendre le jeune homme avant de devoir se faire remplacer a déclaré à ce sujet : "Ils ont voulu faire un exemple, il était dans le collimateur. Ils veulent que le mouvement s'arrête".

Une manifestation de soutien pour le jeune homme est prévue vendredi 21 à 18h devant Sciences-Po, et une autre le 23 juin prochain.


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Jean-Baptiste Le Roux

Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour RCF où il est en charge de l'actualité sur web. Il a travaillé pour Perspective Entrepreneurs, Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et ancien membre de l'Association des Journalistes de Défense.