Problème de transparence chez certaines complémentaires santé

76,2 %
Le taux moyen de redistribution s'établit à 76,2%.

L'UFC-Que Choisir a mis en demeure cinq complémentaires santé loin de jouer le jeu de la transparence auquel elles sont soumises depuis le 1er septembre : ces organismes ne publient toujours pas leur taux de redistribution.

Le taux de redistribution des complémentaires santé, c'est le ratio entre entre le montant des prestations versées et le montant des cotisations collectées. Depuis le 1er septembre, ces organismes doivent publier cette information et détailler la présentation du calcul, ce qui permet de faire des comparaisons entre complémentaires. Or, cinq d'entre elles ne jouent toujours pas le jeu, selon une enquête de l'UFC-Que Choisir. L'association de défense des consommateurs, qui a étudié les 29 complémentaires les plus importantes du marché, a donc décidé de mettre en demeure les cinq organismes suivants : le Crédit Agricole, la GMF, Malakoff Humanis, MNH et MNT. Ils doivent se conformer à l'arrêté du 6 mai sur la publication des ratios de redistribution et des frais de gestion sur leurs devis.

Opacité des informations

L'UFC-Que Choisir a également relevé une difficulté d'accès aux devis : pour cinq autres organismes, il a fallu contacter un commercial afin de l'établir. Et lorsque les informations sont disponibles, il faut encore jouer des coudes : bien qu'elles doivent être lisibles, claires et intelligibles, dans 21% des cas les ratios étaient rédigés « en police microscopique, et particulièrement dissimulés »… Rappelons que depuis le 1er décembre, il est possible de changer à tout moment de complémentaire santé, ces données sont donc essentielles pour que les assurés puissent faire le meilleur choix.

Frais de gestion élevés

Les taux de redistribution obtenus par l'UFC-Que Choisir montrent qu'en moyenne, 76,2% des cotisations reviennent aux assurés. Et encore, en prenant en compte les taxes payées par les consommateurs, le retour moyen aux assurés dépasse à peine les deux-tiers (67,3%). En cause, des frais de gestion toujours plus élevés : 21% en moyenne, et jusqu'à 30% pour certains organismes. Six d'entre eux dépassent les 80% de redistribution, et pour trois complémentaires (MAAF, Smatis et Intériale), il est sous le seuil des 70%.


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