La production industrielle française augmente... grâce à la bière

Au début du mois d'octobre, l'Assemblée nationale avait décidé
d'augmenter les droits de consommation des bières, passant de 14 à 36
centimes par litre, soit une augmentation de 160 %.

Selon les données publiées par l'Insee lundi 11 février, la production manufacturière française aurait progressé de 0,1% entre novembre et décembre ; une hausse qui s'explique par la forte production de bière. Les brasseurs ont en effet surproduit sur cette période pour stocker au maximum et ainsi éviter de payer la nouvelle taxe sur la bière instaurée le 1er janvier 2013.

Une forte augmentation de la production de bière

Selon les derniers chiffres de l'Insee, la production industrielle de la France qui a baissé de 2,2 % l'an dernier, a été soutenue au mois de décembre par les industries agricoles et alimentaires. En effet, ces industries ont enregistré une hausse de 1,9 % de leur production à la fin de l'année, en partie grâce à la forte production de bière sur cette période. La raison ? La hausse d'une taxe sur la bière, le « droit d'accise », en vigueur depuis le 1er janvier 2013. « Cette hausse s'explique en grande partie par une forte augmentation de la production de bière avant l'augmentation de la taxation de ce produit à compter du 1er janvier 2013 », peut-on lire sur le site de l'Insee.

 

La taxe sur la bière augmentée de 160 %

Au début du mois d'octobre, l'Assemblée nationale avait en effet décidé d'augmenter les droits de consommation des bières, passant de 14 à 36 centimes par litre, soit une augmentation de 160 %. Concrètement, cette nouvelle taxe se traduit dans les bars par une hausse de 15 à 20 centimes du prix d'un demi, et de 1 à 2 euros le pack de 20 canettes dans les grandes surfaces rapporte le journal Challenges. 

 

Une surproduction avant l'application de la nouvelle taxe

Pour éviter de payer cette taxe - censée rapporter 480 millions d'euros à l'État et réduire le déficit de la Sécurité sociale - en vigueur depuis plus d'un mois, les brasseurs ont donc surproduit à la fin de l'année 2012, dans le but d'accumuler les stocks avant l'application de la nouvelle taxe. En France, le secteur brassicole représente 3000 emplois. Les professionnels, déjà confrontés à une hausse des matières premières, s'étaient opposés au vote de la loi en automne dernier, craignant que cette nouvelle taxe affaiblisse leur activité. 

 

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