Proposition de relance économique par l'emploi des chômeurs

7,9 %
Le niveau de chômage dans la zone Euro, fin 2018, était à 7,9%, son
plus bas niveau depuis 10 ans.

Malgré une reprise de l’activité depuis fin 2017, même si elle est un peu en perte de vitesse aujourd’hui, le taux de chômage reste en France encore à un niveau très élevé.

Et pourtant le niveau du chômage dans la zone euro n’a cessé de reculer. Il est repassé sous le seuil symbolique des 10% en septembre 2016, après avoir atteint un taux historique de 12,1% entre avril-juin 2013.

Il se trouvait fin 2018 à 7,9%, son plus bas niveau depuis 10 ans et 6,7% pour l’Union Européenne, même s’il n’est pas encore arrivé au 7,5% de 2008 dans la zone euro.

Parmi les 19 pays ayant adopté la monnaie unique, le taux de chômage le plus faible en novembre a été enregistré en Allemagne 3,3% et aux Pays-Bas 3,5%. Les taux les plus élevés ont été relevés en Grèce 18,6% et en Espagne 14,7%.

Rappelons les chiffres du chômage en France à fin 2018, soit 8,9% :

Catégorie A =                   3.676500

Catégories A+B+C =        5.915700

Catégorie A+B+C+D+E = 6.574100

Alors que faire pour ne pas laisser sur la touche ce nombre de chômeurs encore très important de catégorie A et surtout les plus anciens.

Lors de mon passage en Belgique, le gouvernement avait mis en place dans les années 80/90 une opération pour remettre tous les chômeurs en emploi.

En accord avec les syndicats, cela consistait à faire rentrer en entreprise des chômeurs, à concurrence de 6% de la masse salariale, sans autre rémunération que leurs indemnités chômage, l’employeur étant libre d’offrir un complément.

Si par cette action, des chômeurs ont pu retrouver un emploi stable, le chômage a peu diminué sur cette période. Pour quelle raison ?

Ce n’est pas parce que des chômeurs reprennent un emploi que cela booste l’activité. Si ces chômeurs ne font que remplacer des absents ; arrêts longue maladie, décès, des départs en retraite, le niveau d’activité reste le même et ne crée donc pas de nouveaux emplois.

Au regard de ce constat, j’ai pensé qu’en reprenant cette loi et en modifiant seulement un critère, il pouvait exister une solution pour augmenter le niveau d’activité.

Ci-dessous cette proposition :  

PROPOSITION avec peu de coût supplémentaire pour l'état :

Remettre une partie des chômeurs au travail, par exemple, 6% des effectifs entreprise, rémunérés par leur indemnités Assedic, plus un complément payé par l'entreprise, le total atteignant 80% du salaire moyen antérieur brut des 5 dernières années de travail (Sans aucune charge salariale, ni pour l’employeur, ni pour le salarié).

Ce complément serait le surcroît de consommation qui fera redémarrer l’activité, l'économie et donc les embauches. (Il faudra un consensus rapide, Politique, Entreprises, Syndicats pour cette mise en place)

Commencer par les chômeurs de longue durée et ainsi de suite avec une durée, par exemple de 6 mois, pour que tous trouvent le moyen de pouvoir se réinsérer.

1ère conséquence : Diminution immédiate du chômage :

6% soit sur 19,3 millions de salariés du privé, cela représenterait 1.160.000 personnes, si on enlève les très petites entreprises, ce serait environ 1 million de personnes en moins au chômage.

L'opération étant renouvelée 6 mois après, sauf pour les chômeurs embauchés et ainsi de suite.

Salaire moyen : 36.800€ x 1.000000 X 35% (Complément salarial) soit environ 1,3 milliard par mois de salaire en plus dans l'économie.

Cette proposition est la plus facile à mettre en œuvre, avec des résultats probants, sachant que l'augmentation de la consommation en résultant, entraînerait rapidement des embauches et des investissements.

Recours possible de Pôle Emploi, des Sociétés d'intérim, Cabinets de Recrutement, (Ce qui les soulageraient d’une possible baisse d'activité), d'Out-placement, qui pourraient facturer, par exemple une prestation équivalente à 10% du salaire mensuel complémentaire du salarié placé (à négocier).

NOTA: Compte-tenu de la situation de certaines sociétés, la mise en place de l'opération pourrait par exemple être différée pour celles qui licencient ou celles qui font du chômage partiel, sauf accord de celles-ci.

www.danielmoinier.com


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Daniel Moinier

Daniel Moinier a travaillé 11 années chez Pechiney International, 16 années en recrutement chez BIS en France et Belgique, puis 28 ans comme chasseur de têtes, dont 17 années à son compte, au sein de son Cabinet D.M.C.

Il est aussi l'auteur de six ouvrages, dont "En finir avec ce chômage", "La Crise, une Chance pour la Croissance et le Pouvoir d'achat", "L'Europe et surtout la France, malades de leurs "Vieux"". Et le dernier “Pourquoi la France est en déficit depuis 1975, Analyse-Solutions” chez Edilivre.