Vers un ralentissement de la croissance française cette année

1,3 %
La croissance devrait s?établir à 1,3% en 2019, selon la Banque de
France.

Le gouvernement va devoir faire avec une croissance plus faible que prévue en 2019 et 2020, selon la Banque de France. Malgré les gains en pouvoir d’achat…

Voilà qui tombe à un moment délicat pour le gouvernement : Édouard Philippe va en effet prononcer ce mercredi 12 juin un discours de politique générale censé marquer « l’acte II » du quinquennat d’Emmanuel Macron. La Banque de France a revu ses prévisions de croissance à la baisse pour 2019 et 2020 : la progression du PIB devrait s’établir à 1,3% cette année, et à 1,4% l’année prochaine. C’est 0,1 point de moins par rapport aux précédentes estimations remontant au mois de mars. Le gouvernement aurait pu espérer mieux en raison des efforts en matière de pouvoir d’achat.

Gain de pouvoir d’achat

L’exécutif a en effet multiplié les mesures en faveur du portefeuille des Français, afin de répondre aux revendications des « gilets jaunes » et à la crise sociale. Ce gain de pouvoir d’achat devrait ainsi s’établir à 2,1% en 2019, puis à 1,2% en 2020 et 1% en 2021. Mais les répercussions sur l’économie se feront sentir de manière diffuse, lente, sans gain immédiat pour la croissance. Malgré tout, ce pouvoir d’achat devrait soutenir et stimuler l’économie en 2020 et au-delà. Les Français ont privilégié l’épargne plutôt que la consommation, alors que le taux d’épargne, déjà supérieur à 15%, est élevé.

Échanges mondiaux en berne

La Banque de France invoque également des raisons hors Hexagone pour expliquer le trou d’air de la croissance. En Europe, les principales économies tournent au ralenti, notamment en Allemagne et en Italie. Et hors zone euro, la guerre commerciale que se mènent les États-Unis et la Chine a des répercussions sur les échanges mondiaux, ce qui frappe indirectement l’économie française.


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