La réalité d'un échec prévisible des énergies renouvelables

77 %
Selon le dernier bilan électrique de RTE, le nucléaire représente 77%
de la production d'énergie totale en France en 2014.

Parmi les énergies renouvelables, l'éolien, le solaire et la voiture électrique sont les plus cités et les plus encouragés par le « politique ». L'Europe se veut à la tête de ce développement, sans mise en doute d'un résultat attendu dans les trente prochaines années à la « botte » de certains milieux industriel et financier multinationaux. L'hydrogène est à l'étude ? Et alors ?

La France veut s'associer aux recherches, dans des dépenses douteuses au service de son voisin allemand. Pour réduire la consommation du pétrole, du gaz et du charbon, l'éolien et le photovoltaïque sont favorisés outre-Rhin. Le résultat est sans appel : l'Allemagne veut mettre en service de plusieurs centrales à charbon, qualifiées de « modernes » pour faire taire leurs détracteurs. Mais « tout le monde » européen se tait…

De nombreux auteurs et de chercheurs ont déjà insisté depuis des années pour démontrer que l'éolien et le voltaïque ne peuvent pas être considérées comme des énergies renouvelables. Le dire c'est bien, le répéter c'est nécessaire, mais le prouver c'est mieux. François-Marie Bréon, chercheur au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement. A partir de données du gestionnaire du Réseau de Transport Électrique (RTE) pour l'année 2019, il a établi des graphiques originaux de consommation et de production électrique.

En ce qui concerne l'énergie produite par le nucléaire et l'hydroélectrique, le constat journalier est éloquent, présenté en TWh. La consommation est plus importante en hiver qu'en été. Elle correspond à la production potentielle (nucléaire), parfois complétée par quelques besoins en situation de « surchauffe ».

                                                               Production nucléaire + hydraulique / consommation– source : RTE 

L'éolien comme le solaire se retrouvent trois ordres de grandeur en dessous (GW/TWh) de ces premières sources d'énergie et à peine à la hauteur de l'ensemble des autres sources complémentaires comme la biomasse, le gaz et le charbon. Les données sont sans appel.

La disponibilité instantanée d'énergie n'est absolument pas garantie. La production est erratique et aléatoire. Non stockable, elle dépend des conditions atmosphériques, du vent ou de la luminosité, sans parler des pertes dans le transport de l'énergie. Ce ne sont pas ces filières énergétiques non performantes pour la production d'électricité qui réduiront les émissions de CO2.

                                                                Production / consommation électrique pour l’éolien et le solaire – source : RTE

Qualifier l'éolien et le solaire d'énergies renouvelables n'a pas de sens. Les « politiques », à l'échelle nationale et européenne, ont trouvé là une issue de secours pour calmer les défenseurs irréductibles du climat et de l'environnement, même si le sujet est d'une importance fondamentale et ne peut en aucun cas être laissé pour compte.

La production, la construction et la mise en place de ces grands ensembles (plusieurs dizaines de milliers d'unités) détruiront aussi les paysages et les espaces naturels tout en provoquant de graves perturbations dans les voisinages. Leur coût est déjà prohibitif. Il est en train de dépasser celui de l'implantation du nucléaire. La majeure partie de la matière première ou des infrastructures proviennent de pays étrangers (Allemagne et Chine), même si certaines sous-traitances ou exploitations sont ou seraient laissées à la France.

Favoriser ces filières pour satisfaire des « ego » n'est pas acceptable…


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Jacques Martineau

Après un long parcours scientifique, en France et outre-Atlantique, Jacques Martineau occupe de multiples responsabilités opérationnelles au CEA/DAM. Il devient DRH dans un grand groupe informatique pendant 3 ans, avant de prendre ensuite la tête d'un organisme important de rapprochement recherche-entreprise en liaison avec le CNRS, le CEA et des grands groupes du secteur privé. Fondateur du Club Espace 21, il s'est intéressé aux problèmes de l'emploi avec différents entrepreneurs, industriels, syndicalistes et hommes politiques au plus haut niveau sur la libération de l'accès à l'activité pour tous. Il reçoit les insignes de chevalier de l'Ordre National du Mérite et pour l'ensemble de sa carrière, le ministère de la recherche le fera chevalier de la Légion d'Honneur.