Reconfinement : le lourd manque à gagner pour les commerces non essentiels

4,4 MILLIARDS
Le manque à gagner pour le mois de novembre s'établit à 4,4 milliards
d'euros pour les commerces non essentiels.

Le manque à gagner pour les commerces sera très lourd en novembre, à cause de la fermeture des magasins non essentiels. La facture sera bien pire si les commerces ne peuvent pas rouvrir en décembre.

Une étude de l'assureur-crédit Euler Hermes tire la sonnette d'alarme. D'après le cabinet, le manque à gagner pour le mois de novembre s'établira à 4,4 milliards d'euros pour les commerces. Et si la fermeture des magasins non essentiels devait se prolonger tout au long du mois de décembre, la facture serait bien plus élevée encore, puisque l'estimation fait état d'un manque à gagner de 10,8 milliards d'euros. À la lumière de cette étude, il n'est pas difficile de comprendre l'empressement des fédérations de commerces à vouloir rouvrir les boutiques le plus rapidement possible. Rater les ventes en novembre et en décembre serait une catastrophe économique d'une rare ampleur.

Période critique pour les commerces

L'assureur-crédit relève toutefois que les différents assouplissements décidés par le gouvernement (« click & collect », livraisons à domicile) ainsi que l'adoption à marche forcée des outils du numérique et du web ont contribué à limiter la casse. Sans ces dispositifs, « nous estimons qu'une fermeture complète des commerces non-essentiels physiques en novembre et décembre, et donc une absence totale de ventes, aurait engendré un manque à gagner de 18 milliards d'euros pour les entreprises concernées », ajoute l'étude.

Plus de 10 milliards d'euros de manque à gagner

Bien sûr, la période de novembre et de décembre est capitale pour bon nombre de commerces. Elle représente 40 % des ventes annuelles pour les magasins de jouets, 25 % pour les commerces de livres, de cosmétiques, de bijoux. Ces deux mois sont essentiels pour de nombreux segments dans la vente de détail. Pour ajouter à la sinistrose, Euler Hermes indique que les commerces n'ont pas bénéficié d'un rattrapage après le premier confinement : fin septembre, les ventes enregistrées depuis le début de l'année étaient toujours inférieures, en moyenne, de 10% aux niveaux de 2019.


A découvrir