Recul des défaillances d'entreprises cette année

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La Banque de France a enregistré 52 512 défaillances d'entreprises sur
les douze derniers mois (à fin septembre).

La Banque de France confirme une étude publiée par l'assureur-crédit Coface il y a quelques jours : le nombre de défaillances d'entreprises est effectivement en recul en 2019, pour la quatrième année consécutive.

Les défaillances sur un an étaient ainsi en recul de 1,7%, selon les chiffres de la Banque de France qui a enregistré 52 512 défaillances sur les douze derniers mois (à fin septembre). Tous les secteurs affichent une baisse des défaillances d'entreprises, exception faite de celui des activités financières et de l'assurance où les sociétés qui ferment le rideau progressent de 7,1%. Dans le secteur des transports également, les défaillances augmentent de 5,8%. En revanche, les secteurs de la construction, de l'hébergement et de la restauration, ainsi que dans le secteur de l'agriculture, les défaillances sont en net recul (-3% et au-delà). Par ailleurs, les entreprises de moins de 10 personnes avec un chiffre d'affaires de moins de 2 millions d'euros affichent des défaillances en baisse de 2,1%. 

Le taux de défaillances s'établit à 3,9%

Fin octobre, le taux de défaillances globale passe à 3,9%. Il est donc plus que probable que 2019 marque, pour quatrième année consécutive, une baisse du nombre d'entreprises qui mettent la clé sous la porte. Une bonne nouvelle pour l'économie française donc, en particulier après une hausse de 9% enregistrée en janvier en raison du mouvement des « gilets jaunes ». Malgré tout, il y a un nuage noir dans ce tableau. L'assureur-crédit Coface rappelle ainsi que les coûts des défaillances pèsent sur les fournisseurs : sur les dix premiers mois de l'année, ce sont 3,1 milliards d'euros de dettes qui sont en souffrance suite aux défaillances, soit 14% de plus que durant la même période de 2018.

Les fournisseurs paient la facture

Ces défaillances sont moins nombreuses, mais elles représentent aussi un coût social non négligeable : 140 000 emplois ont ainsi été supprimés (+2,2% sur un an). 478 entreprises de taille importante (plus de 5 millions d'euros de chiffre d'affaires) ont en effet dû fermer leurs portes, soit 12% de plus que l'an dernier. Dont 6 qui réalisaient plus de 200 millions d'euros de revenus. Pour l'année prochaine, le taux de défaillance devrait remonter à 0,9% en raison notamment du ralentissement attendu dans le secteur de la construction.


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