Réduction des pesticides : des producteurs kényans séduits par les filets anti-insectes

73,3 %
73,3% des pesticides (ou leurs produits de dégradation) les plus
quantifiés dans les eaux de surface en France en 2013 sont suspectés
d'être des perturbateurs endocriniens

Dans le cadre de la réduction de l'usage de pesticides, des petits producteurs kényans sont de plus en plus séduits par l'usage des filets anti-insectes.

Le projet BioNetAgro avait prouvé l'efficacité des filets anti-insectes pour réduire considérablement l'usage de pesticides dans les cultures maraîchères d'Afrique subsaharienne. Le second volet, BioNetAgro 2, s'est concentré sur l'amélioration et le transfert de l'innovation.

Au départ, l'objectif du filet visait principalement la protection des cultures contre les ravageurs, mais au fil des expérimentations, on a vu se multiplier les effets collatéraux positifs!» se souvient Thibaud Martin, entomologiste au Cirad et coordinateur des projets BioNetAgro. Couvrant les cultures, les filets atténuent les excès climatiques comme une chaleur élevée, de fortes pluies, un vent violent ou les écarts de températures journalières en altitude. C'est d'ailleurs ces impacts-là qui ont le plus convaincu les agriculteurs impliqués dans BioNetAgro 2.

L'objectif de ce second volet du projet BioNetAgro, financé par le département horticole de l'USAID (Horticulture Innovation Lab) et le Cirad, était d'évaluer l'adaptation de cette technologie aux conditions climatiques tropicales d'altitude et son adoption par des petits producteurs kenyans. Il s'agissait aussi de calculer les coûts, les bénéfices et la viabilité socio-économique de l'investissement avec une rotation de cultures sous filet au cours d'une année.


 

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