Retraites : Macron veut un calcul des droits lié à la durée de cotisation

64 ans
Jean-Paul Delevoye milite dans son rapport présenté en juillet pour
l'instauration d'un âge pivot à 64 ans.

Surprise ! Emmanuel Macron a indiqué lundi 26 août, sur France 2, sa préférence, dans le projet de refonte du système des retraites, pour un calcul des droits à la retraite lié à la durée de cotisation plutôt qu'à l'âge de départ.

Macron préfère un accord sur la durée de cotisation des retraites et non sur l'âge

Le G7 à peine, Emmanuel Macron, invité du journal télévisé de France 2, a dû immédiatemment revenir aux affaires courantes. Il a notamment été interrogé sur le thème de la réforme des retraites. Et le président français a apporté des précisions importantes. Pour "que ce soit juste en termes de cotisations (...), je préfère qu'on trouve un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge", a-t-il ainsi plaidé.

Et de s'expliquer : "Car si vous avez un accord sur la durée, si vous commencez plus tard, vous finissez plus tard, et quand vous commencez plus tôt vous partez plus tôt". Or, jusqu'à présent, les responsables de la réforme dans la majorité ont toujours plaidé, pour leur part, pour un âge d'équilibre.

Une concertation réclamée

Il semble donc jeter de l'huile sur un dossier déjà bouillant. Pour rappel, le principe de l'âge d'équilibre était très critiqué par les différentes oppositions, puisqu'il obligeait les travailleurs les moins rémunérés à travailler plus longtemps pour s'assurer une pension correcte. Une décote était anticipée pour tous ceux qui feraient le choix de partir en retraite plus tôt. Ce concept de bonus malus était mis en avant par le Premier ministre.

Emmanuel Macron prend donc encore une décision qu'il semble le seul vouloir suivre. Mais il s'est tout de même montré pédagogue : "Je veux que cette réforme incarne un changement de méthode". Et de poursuivre : "On va la construire tous ensemble cette réforme", évoquant, "plus qu'une concertation", "une grande négociation", "un grand débat". Il précise que "Rien n'est décidé" à ce stade. "Il y a certaines professions qui - si on fait les choses mécaniquement - seraient lésées : infirmières, aides-soignants, enseignants", a souligné le chef de l'Etat.

Les syndicats ont aussitôt réagi ! En reparlant de la durée de cotisation, Emmanuel Macron renvoie "à l'option d'un âge d'équilibre individuel" et non plus unique, a commenté lundi 26 août au soir sur Twitter le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier.


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