Les règles de l'investissement en crowdfunding immobilier

Investir dans l’immobilier n’a pas toujours été une chose simple. Beaucoup d’investisseurs estiment que pour placer son épargne dans de l’immobilier il faut être un fin connaisseur du marché et sont freinés par un ticket d’entrée généralement élevé. Toutefois à la suite des dernières mutations sur le marché et à une réglementation progressive, une nouvelle forme d’investissement alternative à fait son apparition : le crowdfunding (ou financement participatif). Le crowdfunding a notamment permis la démocratisation et la digitalisation de l’investissement dans le secteur de l’immobilier.

Le fonctionnement et l’intérêt du crowdfunding immobilier :

Les plateformes de crowdfunding immobilier, comme Homunity, permettent à des investisseurs particuliers, des entreprises, des institutionnels d’investir dans des projets immobiliers en accompagnant le financement d’opérations de promoteurs. Cet investissement est relativement court terme, 12 à 24 mois, et présente des rendements dynamiques entre 8 à 10 % annuel. Depuis les accords de Bâle III les acteurs de la promotion immobilière doivent apporter 20 % de fonds propres dans le financement de leurs programmes. Un promoteur travaille avec divers partenaires financiers mais dans le cadre de son développement il cherche à diversifier ses sources de financement. Afin d’éviter des tours de tables trop onéreux, il peut se tourner vers le financement participatif qui lui permet de minimiser ses frais financiers, de disposer des fonds plus rapidement et de les employer avec plus de flexibilité dans son activité. Ce marché reste néanmoins une niche parmi les différentes formes de financement ou d’investissement. Au 1er semestre 2019 près de 130 millions d’euros ont été collectés par les différents acteurs du crowdfunding immobilier pour un peu plus de 42 millions d’euros remboursés.

Dans quoi investissez-vous concrètement sur les plateformes de crowdfunding immobilier :


Contrairement à la pierre-papier, l’investisseur ne détient pas une quote-part d’un dans l’immobilier. Le schéma juridique prédominant est la constitution d’une société ad hoc qui émet des obligations auprès des investisseurs puis apporte les fonds au promoteur immobilier. Ainsi la nature du titre financier détenu dans ces opérations est très couramment une obligation simple à taux fixe.

Les règles à suivre avant d’investir dans le crowdfunding immobilier :

La première chose à faire est de se renseigner sur les différentes plateformes et le sérieux de ces dernières. Pour cela il faut impérativement que la plateforme soit agréée par l’AMF et enregistrée en tant que Conseiller en Investissement Participatif, CIP, auprès de l’ORIAS. Il faut aussi s’informer sur leurs statistiques à savoir : le nombre de projets financés, les montants collectés et remboursés mais aussi le taux de défaut sur leurs remboursements et les critères de sélections des programmes financés pour se faire une idée de leur fiabilité.

L’investissement dans l’immobilier reste un placement à risque, il est donc impératif de comprendre ce dans quoi l’on investit et quels sont les risques pour chaque placement. Il est donc nécessaire en amont de chaque investissement d’examiner les dossiers détaillés des programmes à financer et que les plateformes mettent à disposition des investisseurs. Cela permet d’avoir des informations sur l’acteur porteur du projet et prendre connaissance des aspects techniques, financiers, commerciaux du programme en lui-même. Chaque opération a ses caractéristiques et un risque qui en découle, il en est de même pour les acteurs financés. Ces derniers n’ont pas la même expérience, expertise ou solidité financière.


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