Une solution simple pour Messieurs Sapin et Macron pour relancer l'activité et diminuer le chômage

9,8 %
Le taux de chômage en France devrait atteindre 9,8% en 2015 selon les
prévisions de l'OFCE.

En reprenant une mesure très intéressante que la Belgique avait mise en place dans les années 80 et en l'améliorant, la France pourrait dans un délai relativement court, relancer la consommation, la croissance, tout en diminuant au départ artificiellement, puis ensuite positivement le niveau du chômage.


La Belgique avait eu des résultats positifs pour la remise en activité des chômeurs de longue durée, mais moins sur le plan économique dans la relance de l'activité.
Travaillant en Belgique à cette époque avec des responsabilités dans l'intérim, j'ai pu apprécier dans le détail le démarrage et l'efficacité de cette mesure, même si elle a eu quelques résultantes négatives sur le niveau des embauches en travail temporaire. Mais pour pallier à son manque de boosteur de l'économie, j'y ai ajouté un élément financier qui proposé et bien négocié avec les syndicats d'entreprises, devrait être accepté assez facilement.

La proposition :

Remettre une partie des chômeurs au travail, par exemple, comme en Belgique ; 6% des effectifs entreprise, (Une entreprise de 100 employés = 6 chômeurs embauchés) rémunérés par leur indemnités Assedic plus un complément (Sans charge salariale entreprise) payé par l'entreprise, le total atteignant 90% du salaire brut moyen antérieur des dernières années de travail. (Nombre à définir)

Ce complément sera un surcroît salarial, qui fera redémarrer la consommation, l'économie et donc les embauches. (Il faut un consensus rapide, Politique, Entreprises, Syndicats pour cette mise en place)

Commencer par les chômeurs de longue durée et ainsi de suite avec une durée, par exemple de 6 mois, pour que tous en bénéficient et trouvent le moyen de pouvoir se réinsérer.

1ère conséquence : Diminution immédiate du chômage, pour 6%, soit sur 16 Millions de salariés du privé :

Environ : 950.000 personnes (en moins au chômage)

L'opération étant renouvelée 6 mois après, sauf pour les chômeurs embauchés.

Salaire moyen : 2508€ x 950.000 X 35%, soit approchant : 1 Milliard par mois de salaires en plus

Cette proposition très peu onéreuse serait relativement simple et facile à mettre en œuvre, même si elle demandera un dispositif important à mettre en place. Mais les résultats positifs en résultant : Augmentation de la consommation, des embauches et de l'investissement devraient inciter le gouvernement à la prendre en compte.

Le recours à Pôle Emploi, aux Sociétés d'intérim, Cabinets de Recrutement, (ce qui les soulageraient de la baisse d'activité), d'Out-placement, serait nécessaire ; Ces deux derniers par exemple, pourraient facturer une prestation équivalente à 10% du salaire mensuel complémentaire du salarié placé (à négocier).

Proposition que j'avais déjà proposée directement au gouvernement de Dominique de Villepin qui en avait partiellement tenu compte en créant les contrats CTP en mai 2006 (Contrat de Transition Professionnelle).
Celui-ci au départ n'a été expérimenté que dans quelques bassins d'emploi, mais d'une façon différente puisqu'il ne concernait que les salariés en période de licenciement avec possibilité de reclassement dans une autre entreprise.


Ci-dessous, le détail succinct d'application de ce contrat : (Il est toujours en vigueur avec des résultats encourageants mais toutefois limités en nombre de personnes reclassées)
Le contrat de transition professionnelle, d'une durée maximale de 12 mois, a pour objet le suivi d'un parcours de transition professionnelle pouvant comprendre des mesures d'accompagnement, des périodes de formation et des périodes de travail au sein d'entreprises ou d'organismes publics. Pendant la durée de ce contrat, et en dehors des périodes durant lesquelles il exerce une activité rémunérée, le titulaire du CTP perçoit une « allocation de transition professionnelle » égale à 80 % du salaire brut moyen perçu au cours des 12 mois précédant la conclusion du CTP.

A l'heure où notre gouvernement cherche par tous les moyens à relancer la croissance, à faire diminuer le chômage, cette proposition est bien plus pertinente que toutes celles que nous venons de subir. Celles-ci, au lieu de rassembler tous les électeurs, d'emporter leur adhésion, ont au contraire, créé un sentiment de rejet, d'incompréhension maximum. Les très mauvais résultats des sondages sont là pour le confirmer. Depuis deux ans, malgré toutes les belles promesses de campagne, nous subissons une dégradation continue des comptes de la nation et une perte de notoriété importante au plan international.


www.livres-daniel-moinier.com


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Daniel Moinier

Daniel Moinier a travaillé 11 années chez Pechiney International, 16 années en recrutement chez BIS en France et Belgique, puis 28 ans comme chasseur de têtes, dont 17 années à son compte, au sein de son Cabinet D.M.C.

Il est aussi l'auteur de six ouvrages, dont "En finir avec ce chômage", "La Crise, une Chance pour la Croissance et le Pouvoir d'achat", "L'Europe et surtout la France, malades de leurs "Vieux"". Et le dernier “Pourquoi la France est en déficit depuis 1975, Analyse-Solutions” chez Edilivre.