Le remplacement des chaudières au fioul plus long que prévu

150 000
En 2019, seules 150.000 chaudières au fioul ont été remplacées contre
130.000 l'année précédente.

Cette fois ça y est : le général hiver est bel et bien déjà arrivé, avec même un peu d’avance et les conséquences que l’on connaît. Une étude publiée lundi 18 novembre révèle que 7 Français sur 10 repoussent le plus possible le moment où ils doivent allumer le chauffage, comme si c’était surprenant.

Le remplacement des chaudières au fioul

Plus inquiétante est cette autre étude réalisée par FioulReduc, un comparateur en ligne de prix du fioul : le remplacement des chaudières au fioul, que le gouvernement voulait massif, pensant pouvoir remplacer la majorité des chaudières du pays en 5 ans ne marche pas !  D’ici à la fin de l’année, ce sont 150.000 chaudières au fioul qui devraient être remplacées, contre 130.000 l’an dernier.

Autant dire que la différence est minime. Pourquoi ? Parce que les aides à la transition, au remplacement, sont trop faibles et pas assez incitatives. Nombre de ceux qui ont demandé des devis sont tombés de leur chaise, avec des travaux pouvant aller jusqu'à 10.000 voire 15.000 euros. 

Un reste à charge trop élevé

Et comme les subventions et crédits d’impôts sont plafonnés, le reste à charge est trop élevé. Plusieurs raisons à cela, mais nous pouvons en retenir une : bien sûr qu’il est possible de faire remplacer une chaudière au fioul pour moins cher que les prix annoncés à l’instant.

Seulement voilà : les chauffagistes croulent littéralement sous le travail. Ils ont des mois de chantier en attente de démarrage, des piles de devis à envoyer qui attendent. Et la loi de l’offre et de la demande étant ce qu’elle est... les prix augmentent. Conséquence : la fin des chaudières au fioul, ce n’est pas pour demain, mais au mieux, pour dans 30 ans, en 2050. 


A découvrir

Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).