Renault : des départs compensés par des embauches, et une grosse ambition pour la France

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Renault veut procéder à 2.500 embauches d'ici 2024.

Renault a présenté un ambitieux projet de transformation pour la France, appelée à redevenir le centre névralgique de l'innovation pour le constructeur automobile. Des départs sont prévus, mais aussi des embauches, et 9 nouveaux modèles seraient produits dans l'Hexagone.

Le groupe Renault avait déjà annoncé ses projets d'économie circulaire au travers de la Re-Factory de Flins. Mais le constructeur a une ambition encore plus grande pour la France. Dans le cadre du plan de restructuration globale « Renaulution », l'entreprise a annoncé un plan de 2.000 départs qui seront compensés par 2.500 embauches entre 2022 et 2024. À l'heure actuelle, la direction parle au conditionnel et ne veut pas s'engager en l'absence d'un accord avec les partenaires sociaux. Des discussions vont s'ouvrir avec les syndicats, Renault ayant bon espoir que les négociations aboutissent.

Neuf nouveaux modèles Renault produits en France

Ce d'autant que la direction emmenée par Luca de Meo fait montre d'une grande ambition pour la France, qui va devenir le cœur innovant du groupe. Neuf nouveaux véhicules devraient ainsi être produits dans l'Hexagone : les Mégane E-TECH Electric, la future Renault 5 électrique, la version électrique de Nouveau Kangoo, un projet de SUV électrique et un autre futur véhicule. L'usine de Sandouville s'occupera du nouveau Trafic électrique, celle de Batilly assemblera le remplaçant du Master et un véhicule pour un partenaire. Enfin, la ligne de Dieppe produirait le nouveau véhicule Alpine.

Formations et reconversions

C'est à Cléon que les moteurs électriques seront construits. Pour y parvenir, Renault compte sur la formation et la reconversion de ses salariés qui vont devoir passer du thermique à l'électrique. Plus de 5.000 parcours de formation et de reconversion sont ainsi prévus, 400 embauches seront effectuées sur des compétences clés (data sciences, chimie des batteries), à cela s'ajouteront 3.000 formations métiers ou reconversions.


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