Renault-Nissan : Carlos Ghosn contre attaque

40 MILLIONS €
Carlos Ghosn a été mis en examen le 10 décembre 2018 pour avoir omis
de déclarer environ 5 milliards de yens (40 millions d'euros) sur cinq
années, de 2010 à 2015

Carlos Ghosn est passé, mardi 8 jnavier 2019, devant le juge à Tokyo pour la première fois depuis son arrestation le 19 novembre 2018. Ses avocats ont assuré que Nissan connsissait toutes les décisions prises par le patron franco-brésilien. Ils ont demandé sa remise en liberté.

Les avocats de Carlos Ghosn affirment que Nissan connaissait toutes les décisions

« La meilleure défense c'est l'attaque ! » Les avocats de Carlos Ghosn ont semble-t-il choisi cette devise pour la défense de leur client. Ainsi, ces derniers ont affirmé que le constructeur japonais Nissan, par qui a éclaté l'affaire, était au courant de toutes les décisions prises par leur client, même celles concernant les revenus du patron.

Alors que Carlos Ghosn est en détention depuis le 19 novembre 2018, il avait une audience devant le juge, mardi 8 janvier. Le patron de Renault a clamé son innocence. Puis, à la sortie, ses conseils ont tenu une conférence de presse lors de laquelle, ils ont affirmé : « il n'y a aucune raison de détenir Carlos Ghosn ». Ils ont donc annoncé qu'une demande de libération de leur client sera déposée dans la journée.

Mais les hommes de loi ont bien conscience que les chances de voir leur client libéré sont minces. Le juge, Yuichi Tada, a de son côté expliqué que le maintien en détention était justifié par la crainte d’une fuite du suspect ou de le voir détruire des preuves. « Il y a suffisamment d’éléments pour estimer que le suspect pourrait inciter des personnes concernées à dissimuler des infractions », a estimé le magistrat. 

Carlos Ghosn pourrait être à nouveau inculpé 

Si la garde à vue du patron de l'alliance prend fin vendredi 11 janvier, problème, le Franco-Brésilien pourrait être à nouveau inculpé. En outre son placement en détention provisoire avant le procès n'est pas non plus exclu. Au final, Carlos Ghosn resterait encore de long mois derrière les barreaux puisqu'il faudra peut-être patienter au moins six mois avant qu'un procès ne s'ouvre.

Pour rappel, la justice japonaise lui reproche le fait d'avoir dissimulé une partie de sa rémunération dans les rapports remis par Nissan aux autorités boursières. Carlos Ghosn a été placé immédiatement en garde à vue, puis mis en examen le 10 décembre pour avoir omis de déclarer environ 5 milliards de yens (40 millions d'euros) sur cinq années, de 2010 à 2015. Il a le même jour été placé en état d'arrestation une deuxième fois, soupçonné d'avoir minoré ses revenus à hauteur de 4 milliards de yens (31 millions d'euros) pendant trois années supplémentaires, entre 2015 et 2018.


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