Renault : 7,4 milliards de perte nette au premier semestre

141 MILLIONS ?
En 2019, Renault enregistrait une perte nette de 141 millions d'euros.

C’est un triste record qu’atteint le constructeur automobile français Renault : 7,4 milliards d’euros de perte nette au premier semestre de 2020. 

Une chute vertigineuse

Dans un communiqué publié jeudi 30 juillet 2020, Renault détaille les pertes subies lors du premier semestre de 2020. Un chiffre de 7,4 milliards d’euros qui signe la plus lourde perte jamais enregistrée par le groupe. En cause, la crise sanitaire bien entendu mais aussi le bilan catastrophique de son partenaire nippon Nissan. En comparaison à 2019, les pertes sont colossales. L’année passée, Renault accusait sa première perte en dix ans : 141 millions d’euros et un chiffre d’affaires de 55 milliards. Une perte bien légère en comparaison à ce qui est prévu pour 2020. 

Le communiqué annonce : « Le résultat net s’élève à -7.386 millions d’euros. Il est fortement pénalisé par la contribution négative de Nissan (-4.817 millions d’euros) ». 7,4 milliards de perte dont 4,8 milliards dûs à Nissan.

Une baisse des ventes et du chiffre d’affaires

La crise sanitaire a eu un impact réel sur les ventes du constructeur automobile. Au premier semestre 2020, 1,26 million d’unités ont été vendues, soit un recul de 34,9% par rapport à 2019. Dans l’ensemble du marché mondial, la baisse des ventes ainsi enregistrée est de 28,3%. 

Un chiffre d'affaire en très nette baisse, qui atteignait les 18,4 milliards d’euros au premier semestre 2020, soit un recul de 34,3% par rapport au bilan du premier semestre 2019. 

Un rebondissement attendu 

Si la situation est complexe, elle n’est pas définitive. Luca de Meo, directeur général de Renault a en effet déclaré dans le communiqué : « La situation est sans précédent, elle n’est pas sans appel. Avec l’ensemble des équipes dirigeantes et les collaborateurs du groupe, nous nous mobilisons pour corriger notre trajectoire avec une stricte discipline qui ira au-delà de la réduction de nos coûts fixes. Préparer l’avenir c’est aussi bâtir notre stratégie de développement, et nous y travaillons activement. J’ai toute confiance en la capacité du groupe à rebondir ».   Un  rebondissement qui passe par le plan de restructuration annoncé en mai et qui prévoit la suppression de 15.000 emplois à travers le monde. Le prêt garanti par l’État de 5 milliards d’euros devrait également aider le groupe à se remettre petit à petit sur pieds.

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