Reprise économique « très nette » pour l'Insee, mais ça reste catastrophique

2,7 %
Selon l'Insee, le confinement n'aurait fait perdre que 2,7% des
revenus aux ménages.

Alors que tous les yeux sont tournés vers la recrudescence de cas de Covid-19 dans le monde, et tout particulièrement en Chine, et que la crainte d’une deuxième vague pandémique reste d’actualité, l’Insee vient donner un petit rayon d’espoir pour l’économie française. Tout petit… mais on prend ce qu’on nous donne.

La reprise économique est « très nette » au deuxième trimestre 2020

C’est l’annonce faite le 17 juin 2020 par l’Insee : « la reprise économique est très nette depuis la mi-mai » a déclaré, lors de la conférence de presse, Julien Pouget, chef du département de la conjoncture de l’institut de statistiques. Mais attention, « très nette », ça ne veut pas dire que tout va bien, loin de là. L’Insee n’a pu qu’améliorer légèrement une prévision de croissance pour le deuxième trimestre 2020 qui reste catastrophique.

Lors de ses prévisions de croissance du 27 mai 2020, les statisticiens de l’Insee avaient annoncé un PIB en recul de 20% au deuxième trimestre 2020. Les nouvelles données ne parlent pas de croissance positive, mais d’un recul du PIB un peu moins important : 17%. C’est, malgré tout, 3% de mieux qu’avant, mais ça reste impressionnant.

La fin du confinement fait du bien à l’économie

Sans surprise, c’est la fin du confinement qui permet à l’économie de repartir : alors que l’activité en avril et en mai a été 29% et 22% inférieure à celle qu’elle aurait été en temps normal, cette baisse tombe à 12% en juin, selon les nouvelles prévisions. Et l’Insee d’annoncer qu’au final, ça pourrait même être mieux que ça puisque les règles du déconfinement ont été assouplies le 14 juin 2020 et que désormais toute la France est en « vert » : cela « pourrait entraîner une remontée plus rapide que durant le mois écoulé de l'activité économique ».

Une des bonnes nouvelles que donne l’Insee est toutefois la suivante : les ménages n’auraient perdu que 2,7% de leurs revenus durant le confinement, en moyenne, ce qui devrait permettre de soutenir la consommation durant la période qui s’annonce stratégique pour bien des secteurs : l’été 2020.

Mais l’Insee ne semble pas vouloir trop s’avancer : si les dernières estimations sont positives, l’institut se veut prudent. « Nous répugnons toujours à faire des prévisions annuelles ». Preuve que la France, comme le reste du monde, est toujours face à l’inconnu.


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