Pour se développer, les entreprises tissent leurs toiles

2 millions
La France compte plus de 2 millions de TPE

Dans la cour des entreprises, startups et grands groupes se disputent - régulièrement et à grand bruit médiatique - la palme de la compétitivité à coup d’accélérateurs, d’incubateurs de pitchs et de levées de fonds. Mais c’est sans oublier les autres formes organisationnelles performantes existantes. L’une d’entre elles combine souplesse, agilité, productivité et rentre en parfaite adéquation avec un écosystème devenu aussi globalisé que concurrentiel. Il s’agit du réseau d’entreprises. Un type d’entreprise à géométrie variable qui réconcilie l’horizontalité à la verticalité et dont le modèle basé sur « l’effet groupe » pourrait bien s’imposer dans les décennies à venir.

Un espace maillé d’échanges

Un réseau d’entreprises est un assemblage de PME qui visent à satisfaire des objectifs communs. Il repose sur la collaboration directe et l’échange de ses membres. Il mutualise la totalité des ressources, intelligences et compétences, sous le drapeau d’une stratégie commune. Le réseau devient un espace d’échanges qui aident chacune des entreprises qui le composent à se transformer en leur assurant les moyens techniques et juridiques nécessaires. Elles peuvent permettre par exemple à une jeune startup de pouvoir accéder à un réseau d’entreprises pour assurer la commercialisation, la distribution de ses solutions. A sa manière, le réseau d’entreprises fonctionne sur le modèle d’un accélérateur réticulaire.

Proximité et capillarité territoriale

Second pays de l’Union Européenne par sa superficie, la France est un territoire très vaste, inaccessible à des entreprises locales. Ainsi, pour qu’une entreprise puisse suivre et répondre à ses clients en dehors de leur implantation d’origine, il faut de nombreuses années, déployer beaucoup d’énergie, et beaucoup de trésorerie. Or, une entreprise réticulaire permet d’avoir une couverture nationale et régionale plus ample et d’assurer cette présence client indispensable. Sa valeur ajoutée est une valeur de proximité. En un mot, le réseau d’entreprises possède l’agilité d’une PME ainsi que les avantages d’un grand groupe en termes de présence et de rayonnement et de notoriété nationale.

A la conquête de nouveaux marchés

Enfin, le réseau d’entreprises permet de conquérir plus facilement de nouvelles parts de marchés, de bénéficier d’appels d’offres plus avantageux, de renforcer les catalogues de solutions de répondre rapidement aux enjeux digitaux, ou d’élaborer des offres communes afin de les déployer à grande échelle plus rapidement et facilement tout en conservant l’indépendance financière, l’autonomie managériale, et la gouvernance de son entreprise. 

Le réseau d’entreprises, en perpétuelle transition s’impose néanmoins comme une forme aboutie de structure qui se la joue collectif. L’objectif : s’appuyer sur la conjonction des intelligences, savoirs et compétences agrégées pour créer une valeur ajoutée qui fasse la différence sur les marchés contemporains.


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Noël Minard

est un informaticien autodidacte et enthousiaste depuis son plus jeune âge. Il a débuté sa carrière en 1988 en tant que développeur de logiciels pour SSII (une société d'ingénierie informatique). En 1996, il fonde sa première entreprise A2COM en Bretagne, Intégrateur de solutions de réseau et de communication. En 2006, A2COM est devenu membre du groupe RESADIA. Le groupe couvre l’ensemble de la France et réalise un large éventail de projets. Noël Minard est aujourd'hui président du groupe RESADIA.