Revendications du personnel soignant : et si la digitalisation était la solution ?

50 MILLIARDS €
Le déficit de la Sécurité Sociale devrait dépasser les 50 milliards
d'euros en 2020.

Le manque de temps, la multiplication de tâches annexes qui les empêchent de se concentrer sur le cœur de leur métier, pèsent sur le quotidien des soignants, qui doivent continuellement jongler entre le terrain et les à-côtés administratifs, très chronophages mais néanmoins indispensables. Pourtant, la digitalisation apporte de nombreux bienfaits à même de soulager le personnel soignant au quotidien et de lui permettre de mener à bien, dans de meilleures conditions, leur mission première : le soin patient. Focus sur les atouts du digital pour le bien-être au travail des soignants.

Connecter pour automatiser : réduire les tâches chronophages

La télémédecine et les objets connectés modifient en profondeur les pratiques médicales et la relation entre le praticien et son patient. Bien conscients de leurs atouts, les établissements de santé tournés vers « l’hôpital de demain » ont tenté de se mettre à la page, et le secteur de la santé a ainsi vu, ces dernières années, se multiplier les applications concourant à la digitalisation de leurs process.

Malheureusement, ces bribes de solutions montrent rapidement leurs limites, car elles sont hétérogènes. De ce fait, la problématique des appareils biomédicaux connectés est double : elle réside dans la diversité des solutions de dossiers informatisés présentes dans l’hôpital, mais aussi dans le manque d’interopérabilité des appareils biomédicaux entre eux. Les soignants récupèrent les informations de façon ponctuelle, et c’est à eux de les intégrer manuellement dans les dossiers. Un procédé extrêmement chronophage.

Pourtant, collecter les constantes vitales des patients pour les intégrer automatiquement dans le dossier de soins permettrait d’alléger de façon significative les charges administratives des soignants.

« L’erreur est humaine » : limiter le stress du personnel soignant

La gestion manuelle des informations peut également être source d’erreurs. Dans les services de réanimation, particulièrement sollicités en ces temps de crise sanitaire, il n’y a aucune exhaustivité des données. Celles-ci sont entrées sur de simples feuilles de papier pouvant, par exemple en cas d’homonyme, enclencher de terribles erreurs et desservir le patient. Une responsabilité anxiogène pour le personnel soignant.

Dans le contexte actuel, particulièrement stressant pour les soignants en première ligne face au virus, l’enregistrement automatique des données représenterait indéniablement un véritable soulagement. Il leur permettrait de gagner un temps précieux, d’améliorer l’identitovigilance en réduisant les erreurs de saisie, d’accéder à un dossier de soins complet enrichi de remontées d’informations fiables, pour un partage sécurisé et une prise de décision rapide si besoin.

Gagner en temps… et en argent

Les  établissements de soins s’étant équipés de ces solutions s’en portent garantes : le temps libéré est d’environ 30 heures par semaine, soit 2 heures par jour et par soignant, ce dernier pouvant donc se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée et passer plus de temps auprès des patients.

Même si la question de l’aspect financier est secondaire lorsqu’il est question de santé, la visibilité globale et optimale des données patients permet une prise de décision rapide et pertinente, sans qu’il soit nécessaire de multiplier les examens et les essais de traitements infructueux. Un gain d’efficacité appréciable par le patient, pour le personnel hospitalier mais aussi pour l’établissement hospitalier, qui fait des économies non négligeables.

Ainsi, dans un contexte sanitaire et social particulièrement tendu, la digitalisation des tâches administratives permettrait de soulager le personnel soignant en réduisant le temps passé à traiter des à-côtés chronophages, en libérant des heures précieuses pour mener à bien leurs missions principales, si importantes, auprès du patient, en limitant le stress lié à la responsabilité de saisir manuellement des informations parfois vitales pour le patient, etc.

Simplifier les interactions entre le biomédical et le digital, comprendre le voyage de la donnée entre récupération, collecte et traitement, sont la clé pour apporter au personnel soignant la sérénité, et aux patients un parcours de soins toujours plus perfectionné, au service de leur santé.


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