Rapport de RTE : Macron, marionnette du lobby des éoliennes !

500000 EUROS
Démanteler une éolienne peut revenir à plus de 500.000 euros.

L’opération d’Emmanuel Macron du 12 octobre a consisté à réaliser une volteface pro- nucléaire lors de la présentation de son plan d’investissement 2030. L’annonce de la réalisation de petits réacteurs modulaires était plutôt d’ailleurs un bon coup politique. Il contrecarrait les velléités en faveur de l’électricité nucléaires exprimées par les ténors de la droite Michel Barnier, Éric Zemmour et Marine Le Pen mais aussi de la gauche avec Arnaud Montebourg et Fabien Roussel et amorçait ainsi un véritable virage pro-nucléaire.

Mais aussitôt fait, ce coup politique devait se transformer en un échec cuisant avec sa demande à RTE (Réseau de transport d’électricité) d’un rapport sur les scénarios de mix énergétique à l’horizon 2050. En demandant à RTE, société publique infiltré par le lobby des éoliennes en France, il se trouve dans la situation d’un dirigeant qui demanderait aux fabricants de cigarettes de réaliser un rapport sur le cancer des poumons.

Rien de bien sérieux ne peut sortir d’un tel rapport !

A peine publié, l’économiste Philippe Herlin relevait d’ailleurs dans l’Opinion que le rapport de RTE basait ses recommandations en partant de l’hypothèse d’une diminution par deux de la consommation d’énergie d’ici 2050 ce qui va à l’encontre de toutes les analyses sérieuses en la matière en particulier de celle de l’Agence Internationale de l’Energie qui prévoit une augmentation de 60% du besoin électrique dans le monde d’ici 2040.

Mais d’abord, quelle est la légitimité de RTE en matière de production électrique ? RTE n’est en aucun cas compétant dans le domaine de la production électrique à grande échelle. En tant que filiale d’EDF, cette structure est seulement chargée du transport de l’électricité c’est-à-dire des lignes à haute tension et n’a pas d’expertise dans le domaine de la production d’électricité qui relève d’EDF qui est le seul véritable producteur d’électricité avec ces centrales nucléaires et ses barrages.

En outre, il faut rappeler que depuis 2015, RTE est devenu une entreprise publique dirigée par des militants acharnés de la filière éolienne et du rejet de l’électricité nucléaire. François Brottes - député qui après avoir fait voter toutes les lois libéralisant les éoliennes en France et avoir dénigré le nucléaire dans une commission d’enquête parlementaire - a été nommé à la tête de RTE dans le cadre d’une opération de pantouflage de haut vol.

Après avoir contribué à l’invasion éolienne en France, il devenait le patron de la société justement chargée de raccorder ces dernières au réseau électrique. Cette nomination ne fut pas passée inaperçue à l’époque. François Bayrou devait dénoncer cette situation :

« Cette décision est profondément malsaine. Un député, qui plus est un député président d’une commission [celle des Affaires économiques, N.D.L.R.], un député qui a porté un très grand nombre de textes, d’amendements concernant l’électricité, concernant EDF, va se retrouver à la tête d’une filiale d’EDF. […] Ceci est insupportable . »

Arrivé à la limite d’âge, François Brottes, est alors nommé à la cour des comptes puis remplacé, le 1er septembre 2020, par Xavier Piechaczyk, le véritable maître d’œuvre de la politique énergétique antinucléaire et pro-éolien en tant que conseiller à Matignon et à l’Élysée sous le mandat de François Hollande. Celui-ci est d’ailleurs rejoint au sein de RTE le 4 janvier 2021 par Pauline Le Bertre, l’ancienne déléguée générale de France Énergie Éolienne, le syndicat professionnel de lobbying de promotion de l’éolien. Elle devient en quelques jours sa directrice de cabinet adjointe.

Ses nominations successives dans une entreprise publique stratégique montrent bien la pénétration au sein de nos entreprises publiques énergétiques de personnalités antinucléaires et militantes des énergies renouvelables.

Comment est-il possible que le Président de la République cautionne une telle situation qui montre que RTE est devenu en réalité l’antichambre du lobby éolien de premier plan désireux d’assurer le développement de la filière éolienne allemande sur notre sol au détriment du nucléaire français ?

Les scénarios de RTE n’ont aucune valeur car ils servent en réalité à préserver le marché des éoliennes en France. On ne peut être que surpris qu’aucun des scénarios de RTE n’envisagent un mix nucléaire/hydroélectricité. Il aurait été très intéressant d’avoir une évaluation d’un tel scénario qui exclurait tout renouvelable.

Rappelons que l’entreprise RTE a un intérêt majeur à développer les éoliennes et le renouvelable dans la mesure où cette politique contraint de construire de nouveaux réseaux électriques pour raccorder ces nouvelles installations. Le Président de Rte a bien évalué en février 2021 un cout total de 100 milliards d’euros pour raccorder les ENR au réseau. Ce qui si les éoliennes étaient stoppées n’aurait plus lieu d’être.

Or de nombreuses études et en particulier le site electrcicitymap.org établissent bien que les pays comme l’Allemagne ou l’Irlande ayant fortement développé les éoliennes produisent aujourd’hui 10 fois plus de gaz à effet de serre que la France meilleur élève de l’Europe en termes d’électricité décarbonée. En complément ou en remplacement du nucléaire français les éoliennes ne servent à rien !

C’est in fine l’objectif de ce rapport de RTE que de pérenniser les énergies renouvelables en France malgré leur inutilité avérée. Il est plus que temps d’arrêter cette politique énergétique irresponsable dictée par RTE et qui coute en production et en raccordement plus de 250 milliards de subventions publiques.

Il est indispensable que la raison et la science l’emporte désormais sur le lobbying et l’idéologie politicienne sur le sujet de la fourniture électrique de notre pays qui devrait au contraire faire l’objet d’une véritable union nationale !


A découvrir

Louis Marin

Louis Marin est sur le site Economiematin le pseudonyme de Fabien Bouglé lanceur d’alerte écologiste français et auteur du livre Éoliennes : la Face noire de la transition écologiques, publié en 2019 aux éditions du Rocher. 
Depuis 10 ans, il dénonce le désastre écologique et financier des éoliennes. Entre 2011 et 2016, il est en lien avec le SCPC (service central de prévention de la corruption) du ministère de la Justice français qui dévoile le scandale de la corruption dans l’industrie éolienne. Il contribue à rendre public en 2018, le prix exorbitant de rachat de l'électricité des éoliennes en mer. A la suite de ces révélations, ce tarif a été renégocié à la baisse par le gouvernement français. Il a été auditionné en juillet 2019 à l'Assemblée nationale par la commission d'enquête parlementaire sur les énergies renouvelables.