Safran signe un accord pour éviter des licenciements secs

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3.000 départs à la retraite anticipée ne seront pas remplacés.

Pris dans la tourmente du secteur aérien suite à la crise du coronavirus, l'équipementier aéronautique Safran a su éviter la casse sociale en France grâce à un accord avec les syndicats.

Safran, un cas d'école pour les entreprises en difficulté ? Le deuxième plus important équipementier pour les compagnies aériennes et les avionneurs a réduit ses effectifs de 10.000 personnes dans le monde, dont 3.000 aux États-Unis et 3.000 au Mexique. En France, le dispositif de chômage partiel a permis de limiter les dégâts et surtout, un accord signé avec la CFE-CGC, la CFDT et FO (75% de la représentativité syndicale dans l'entreprise) évite des licenciements secs et des mobilités forcées pendant 18 mois. 3.000 postes seront supprimés par des départs accélérés à la retraite, en avançant à 2020 et 2021 les départs qui auraient dû avoir lieu plus tard. Safran n'a pas voulu donner de chiffres sur la totalité du nombre d'emplois à supprimer en France.

Aides en tout genre

L'accord permet la mise en œuvre de mesures incitatives pour encourager les salariés qui le veulent à partir en retraite plus tôt : majoration de l'indemnité de départ et rachat de trimestres. Il y a également des aides financières pour la création ou la reprise d'entreprises, pour suivre une formation, des mesures d'aide à la mobilité interne (pour le logement notamment), des aides pour des congés sabbatiques, des congés de proche aidant ou des congés humanitaires. Cet accord « sauvegarde l'emploi », se réjouit la CFE-CGC, il représente une « alternative aux licenciements massifs ».

Activité partielle de longue durée

Par ailleurs, le recours à l'activité partielle de longue durée (APLD), véritable outil de régulation des capacités de travail de l'entreprise, va concerner 6.000 salariés en fonction des besoins du groupe jusqu'à la fin 2022. Une APLD qui permet au salarié de toucher 93% de son salaire net. Safran s'est également engagé à l'embauche de 300 jeunes diplômés et de 350 à 450 apprentis. L'entreprise emploie 45.000 salariés en France. Et au vu de la crise profonde du secteur aérien, cet accord tombe à pic pour éviter une nouvelle vague de suppression d'emplois.


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