Des nouvelles sanctions pour les chômeurs ?

3,45 MILLIONS
Fin décembre 2017 3,45 millions de personnes en France étaient au
chômage sans aucune activité (catégorie A).

Les chômeurs, qui ont déjà une vie compliquée car ils sont sans emploi, risquent de ne pas apprécier les annonces que devrait faire le gouvernement lundi 19 mars 2018. Le ministère du Travail va dévoiler un nouveau plan pour réduire le chômage et pousser les chômeurs à reprendre le travail. Un plan qui va essentiellement se concentrer sur… les sanctions.

Chômage : remettre à plat un système de sanctions « incohérent »

Le terme ne vient pas des chômeurs mais de Muriel Pénicaud même si les chômeurs seront pour une fois d’accord avec elle : le système de sanctions de Pôle Emploi est « incohérent ». Elle l’avait déclaré dans les colonnes du Parisien le 2 mars 2018 et elle a donc travaillé pour résoudre le problème.

Un nouveau système de sanctions va donc être présenté par le ministère du Travail à 16h30 aux partenaires sociaux lundi 19 mars 2018. Le but ? Mieux cibler les chômeurs et, surtout, ceux qui ne cherchent pas activement un emploi. Car le système actuel est parfois incompréhensible. Par exemple : un chômeur qui rate sans motif un rendez-vous est radié deux mois (et perd donc deux mois d’indemnisations) alors qu’un chômeur qui ne cherche pas activement n’est radié que 15 jours. Un paradoxe : un contre-temps peut arriver à tout le monde, même à un chômeur.

Quelles nouveautés pour les sanctions des chômeurs ?

Ce premier point, celui de la radiation pour avoir raté un rendez-vous, fait partie des nouvelles sanctions : rater un rendez-vous ne devrait plus être sanctionné que par 15 jours de radiation alors que les chômeurs qui ne cherchent manifestement pas assez un emploi seront plus durement sanctionnés.

Le gouvernement aimerait également un durcissement des sanctions généralisé et c’est là que la discussion avec les partenaires sociaux risque de devenir houleuse. Ces derniers s’y refusent catégoriquement.

Par contre, une bonne idée étudiée par le ministère du Travail est celle de la définition avec le chômeur de ce qui peut être un « offre d’emploi raisonnable », ces offres que les chômeurs ne peuvent pas refuser plus d’une fois. Une manière, peut-être, d’éviter des situations absurdes ?


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