Au Sénégal, la santé pour tous

5,2 %
Le Sénégal devrait connaître une croissance de 5,2% en 2021.

Le pays a d’ores et déjà inauguré trois nouveaux hôpitaux, cette année, avant un quatrième, au second semestre. A la conception/réalisation, une entreprise française, Ellipse Projects, qui jouit d’un vrai savoir-faire dans la livraison d’infrastructures dans le domaine de la santé. 

Au Sénégal, la « révolution sanitaire et sociale » promise par le président Macky Sall est en marche. Le pays vient d’inaugurer fin mai un nouvel hôpital ultra moderne, à Kédougou (Sud-Est), qui supplante le centre de santé du district, surchargé et sous-équipé. Finis, par conséquent, les trajets de 250 kilomètres pour « évacuer » des patients vers la ville de Tambacounda, située au nord-ouest ; avec 150 lits et une quinzaine de spécialités (orthopédie, oncologie, pédiatrie, etc.), l'établissement permettra d’améliorer drastiquement l’accès aux soins dans la région.

« Un espoir »

L’hôpital de Kédougou s’inscrit dans un projet plus vaste, à l’échelle nationale, souhaité par le chef de l’État, afin de rapprocher les Sénégalais de la santé : trois autres hôpitaux, à Touba, Sédhiou et Kaffrine (coût global : 97 milliards de francs CFA, soit 147,7 millions d’euros) sont d’ailleurs opérationnels aujourd’hui, ou le seront d’ici la fin de l’année. Et tous ont été conçus et réalisés par la société française Ellipse Projects, spécialiste de la réalisation de projets « clés en main » en Afrique et en Asie du Sud-Est. Grâce à son savoir-faire, les 4 hôpitaux disposent en tout cas de matériels dernière génération - celui que l’on peut trouver dans les établissements français.

Afin de les initier à la manipulation de ces équipements de pointe, les personnels bénéficieront d’une formation adéquate, et l’ensemble des structures hospitalières permettra de soigner, tout en les prévenant, le développement d’un grand nombre de pathologies. Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus, la région de Kédougou, qui manquait jusqu’ici d’infrastructures - les tests PCR devaient être analysés à Touba ou à Dakar, à plusieurs centaines de kilomètres de distance -, voit très certainement d’un bon œil l’implantation d’un hôpital flambant neuf.

« La réalisation de ces infrastructures constitue un espoir. Celui de faire de notre pays un hub médical avec des hôpitaux dotés de plateaux techniques des plus modernes et des plus performants pour des soins de qualité », s’est exprimé Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre sénégalais de la Santé et de l’Action sociale. Ellipse Projects, qui jouit déjà d’une bonne expérience dans la livraison d’infrastructures dans le domaine de la santé, veut croire, à ce titre, à « une augmentation significative de la qualité et de l’espérance de vie des Sénégalais », qui s’élève, aujourd’hui, à 67,7 ans, contre 82,7 ans en France selon l’INSEE.

Développement 

Autre source de satisfaction, indirecte, pour les autorités sénégalaises : les hôpitaux devraient entraîner, à plus ou moins long terme, le développement économique de leur région d’implantation, puisque plus d’un millier de Sénégalais seront employés pour faire vivre les établissements (personnel médical, administratif, de sécurité, de nettoyage, etc.). D’ailleurs, pour faire sortir de terre les complexes hospitaliers, Ellipse Projects a fait appel à l’écosystème du pays : une centaine d’entreprises locales ont participé à la réalisation des chantiers. De quoi structurer un peu plus la courbe exponentielle du PIB sénégalais, qui ne cesse de grimper depuis 20 ans.

Le président Sall ne s’y est d’ailleurs pas trompé, lors de l’inauguration de l’hôpital de Kaffrine, où il a tenu à « féliciter et remercier Ellipse Projects » : « Non seulement vous avez été au rendez-vous [des enjeux], mais la qualité du travail a été constatée. Mieux, vous avez fait travailler les Sénégalais, aussi bien dans la construction que dans les équipements », a-t-il déclaré. Les deux parties n’en étaient pas à leur coup d’essai, puisque l’entreprise tricolore est présente sur le territoire sénégalais depuis 2017, où elle « contribue au développement du pays en menant des projets d’infrastructures d’ampleur ». Elle offrira bientôt au Ghana son savoir-faire dans la réalisation de centres hospitaliers d’envergure.


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