SFR abandonne son plan fibre

50 MILLIARDS €
La dette totale d'Altice dépasse les 50 milliards d'euros.

L’annonce d’Altice-SFR, l’opérateur au carré rouge étant en pleine mutation d’identité pour s’appeler tout simplement Altice du nom de sa maison-mère, avait fait beaucoup de bruit. Le plan était ambitieux : fibrer l’intégralité de la France de son côté sans l’aide de l’État. Un projet qui, selon Altice, ne nécessitait même pas d’augmenter ses investissements. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu.

Fibrer la France tout seul : un projet qui a fait scandale

Le gouvernement a toujours l’objectif de fibrer la France en intégralité à l’horizon de 2025 dans le cadre du plan France Très Haut Débit mais pour l’instant le déploiement du réseau passe par des initiatives publiques et privées. Orange, l’opérateur historique, mène en effet de gros investissements puis mutualise le réseau avec les autres opérateurs.

SFR aussi déploie son réseau avant de le mutualiser mais Michel Combes, alors PDG de SFR (débarqué depuis) avait annoncé en juillet 2017 la volonté de l’opérateur de déployer son propre réseau. Tout seul et avec le risque de faire doublon avec le réseau existant et le déploiement de ses concurrents.

Le projet, ambitieux, avait reçu de vives critiques. Selon le site 01net, qui publie un article le 12 décembre 2017, Régis Turrini, Secrétaire Général du groupe SFR, a annoncé la fin de ce projet : « Il a été mal perçu et nous n'avons pas su créer une ébullition pour susciter l'adhésion du plus grand nombre ».

La chute boursière d’Altice en cause ?

Altice ne nie pas que cet abandon est aussi lié à la chute boursière d’Altice. Le groupe a vu sa valeur être divisée par deux depuis l’annonce de ce plan : de 20 euros en juillet 2017, la valeur d’une action Altice a chuté à moins de 7 euros début décembre 2017 avant de se reprendre et frôler les 9 euros.

L’inquiétude des investisseurs se porte surtout sur les projets de Patrick Drahi et sur le niveau très élevé de la dette du groupe qui a demandé crédits sur crédits pour mener ses rachats dont celui de SfFR en 2014 pour plus de 14 milliards d’euros.


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