SNCF : une prime de fin d'année pour près de 100 000 salariés

400 EUROS
La prime s'échelonne entre 200 et 400 euros.

La SNCF emboîte le pas d’autres grandes entreprises qui vont verser une prime de fin d’année à leurs salariés. Guillaume Pepy a aussi une bonne nouvelle pour les usagers.

Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, avait endossé ses habits de Père Noël au micro de Radio Classique. L’entreprise ferroviaire ne procédera à aucune augmentation de ses tarifs en 2019 : voilà de quoi soulager le pouvoir d’achat des usagers. Mais les principales annonces du patron du groupe étaient destinées à ses salariés : une prime exceptionnelle leur sera en effet versée. « On va jouer le jeu de cette mobilisation nationale pour le pouvoir d'achat, puisque dès le bulletin de paie de décembre, les salariés les plus modestes vont recevoir une prime de fin d'année supplémentaire », a expliqué Guillaume Pepy.

100 000 salariés concernés

Dans le détail, la prime sera de 400 euros pour les salariés touchant jusqu’à 1,5 fois le smic, et de 200 euros pour ceux qui touchent entre 1,5 à 2 fois le smic. Ce sont près de 100 000 salariés qui seront concernés par le versement de cette prime et ce, « dès le bulletin de paie de décembre », assure le PDG de la SNCF. Cette mesure a un coût : elle représente un effort de 30 millions d’euros qui seront inscrits sur les comptes de 2018. Mais ça n’est pas tout : les heures supplémentaires vont être  exonérées des cotisations sociales, et la prime d’activité va augmenter pour les salariés aux revenus proches du smic.

Résultat positif

Ces mesures interviennent dans un contexte où la SNCF aurait pu présenter des résultats difficiles pour cette année, entre le mouvement social du printemps contre la réforme ferroviaire, les manifestations des gilets jaunes. En fait, la SNCF affichera un résultat positif en fin d’année, annonce Guillaume Pepy. Toutefois, il chiffre à « plusieurs dizaines de millions d’euros » les conséquences des gilets jaunes : « le trafic vers la région capitale a baissé de 7% » les quatre samedis des manifestations. « Beaucoup de personnes en région qui viennent d'habitude à Noël à Paris ont renoncé ».


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