La SNCF pourrait choisir l'Espagnol CAF et non Alstom pour des lignes Intercités

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L'appel d'offres, lancé fin 2016 par la SNCF, porte sur 28 rames
auxquelles s'ajouteront éventuellement 75 rames en option,

Le suspense prendra fin en automne, mais l'Espagnol CAF pourrait bien remporter l'appel d'offres concernant les deux lignes Intercités Paris-Limoges-Toulouse et Paris-Clermont de la SNCF, face à Alstom.

SNCF : l'Espagnol CAF choisi pour les Intercités de deux lignes ?

« La SNCF, c'est possible », disait le slogan fin des années 1980. Alstom pourrait l'apprendre à ses dépens. En effet, dans la lettre spécialisée Mobilettre du mercredi 14 août, on apprend que le constructeur ferroviaire espagnol (CAF) aurait été préféré à Alstom, les deux seuls en lice de l’appel d’offres lancé en 2017, pour le renouvellement des trains Intercités de deux lignes structurantes de chemin de fer : Paris-Limoges-Toulouse et Paris-Clermont.

Pour rappel, ladite commande concerne 28 rames destinées aux lignes Paris-Clermont et Paris-Toulouse, à laquelle s’ajoute une tranche optionnelle de 45 rames initialement pour la Transversale Sud Bordeaux-Toulouse-Marseille. « L'offre de Construcciónes y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF), qui dispose d'une usine française à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), "serait meilleure que celle d'Alstom tant du point de vue technique que du point de vue financier" », selon Mobilettre.

Résultat de l'appel d'offres à l'automne 2019

Un prochain conseil d’administration de la SNCF, à l’initiative de l’appel d’offres, devrait l’officialiser à la rentrée. Le résultat officiel de l’appel d’offres devrait être connu à l’automne 2019. La livraison des trains, elle, est prévue entre 2023 et 2025. Quant au financement, « une enveloppe de 800 millions d’euros a été définie (…) sans échéancier de paiement à ce stade », selon la Cour des comptes.

Enfin, il est aussi important de rappeler que sur le front de l'emploi, l'Espagnol CAF défend tout autant l’emploi français qu’Alstom avec du matériel produit en Espagne, certes, et assemblé en France à Bagnères-de-Bigorre. Et le constructeur ferroviaire espagnol fournit déjà les rames TGV à la Renfe, qui est l’équivalent de la SNCF en Espagne.


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