SNCF : l'ouverture à la concurrence dès 2019 ?

30 %
La SNCF a des coûts de production supérieurs de 30% en moyenne à ceux
de ses concurrents européens.

Fini le monopole de la SNCF sur les trains ! Dans quelques années, et même plus tôt que prévu, de nouvelles entreprises ferroviaires vont proposer des trains sur des lignes autrefois réservées à l’opérateur national historique.

 

Bientôt des prix à la baisse ? 

Avec l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire international, de nouvelles entreprises ferroviaires peuvent proposer des trains sur des lignes autrefois réservées à l’opérateur national historique. Pour les voyageurs, les changements induits seront nombreux : une offre de voyages plus importante, des tarifs diversifiés, voire à la baisse, et l’assurance d’une meilleure qualité de prestations.

Cette ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs est devenue une obligation depuis l’adoption, par les instances européennes, du quatrième paquet ferroviaire, en décembre 2016. 

Or la ministre des Transports Elisabeth Borne a indiqué mercredi 14 mars vouloir ouvrir progressivement les TER à la concurrence dès 2019 pour les régions intéressées. 

SNCF : une réforme pour mieux affronter la concurrence

Les régions Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Hauts-de-France et Grand-Est se sont déjà portées volontaires, avec un objectif en tête : tirer les enseignements, avant de procéder à la libéralisation de l’ensemble des lignes ferroviaires dont elles ont la responsabilité.

Les régions qui ne souhaitent pas ouvrir leurs trains à la concurrence auront jusqu'en 2023 pour effectuer la transition. 

La réforme de la SNCF lancée par le gouvernement vise justement à préparer la société ferroviaire à l'ouverture à la concurrence, alors qu'elle présente des coûts de production supérieurs de 30% à ceux des entreprises ferroviaires européennes comparables.


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Laure De Charette

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.

Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.