Sous les 3%, la France devrait sortir de la procédure de déficit excessif

2,3 %
La France devrait afficher un déficit public de 2,3% du PIB en 2018.

La France va de nouveau faire partie des bonnes élèves en Europe. En maintenant son déficit public dans les clous décidés par l'Union européenne, l'Hexagone devrait finalement obtenir son bon de sortie de la procédure pour déficit excessif.

Depuis 2009, la France est plongée dans la procédure de déficit excessif, sans pouvoir en sortir. L'Hexagone demeurait, avec l'Espagne, le seul pays européen à être sous la loupe de la Commission européenne. Cela va changer. Ce mercredi, Bruxelles a proposé de sortir la France de cette procédure (tandis que l'Espagne va y demeurer). Une proposition qui devra recevoir le feu vert formel des ministres des Finances de l'Union européenne, pour une sortie effective pour le mois de juillet. Cela ne sera sans aucun doute qu'une formalité.

Une formalité pour Paris

La France affiche en effet un déficit public de 2,6% du PIB pour 2017. Pour cette année, les estimations de la Commission européenne annonce un déficit fixé à 2,3% du PIB. Et pour l'année prochaine, Bruxelles s'attend à une remontée (2,8%), mais le pays reste dans les clous européens. De fait, il n'y a aucune raison de ne pas sortir l'Hexagone de cette procédure. Celle-ci est synonyme de sanctions et d'amendes, mais la Commission ne les a jamais appliquées contre la France. Malgré tout, cette sortie était une nécessité pour Emmanuel Macron.

Voix forte

Le président de la République veut mettre en place un projet européen qui implique une voix forte pour la France. Or, en restant au-dessus des 3% de déficit, la crédibilité de Paris était amputée vis à vis de ses partenaires européens et tout particulièrement aux yeux de l'Allemagne. Bruno Le Maire n'a pas attendu la proposition de Bruxelles pour se satisfaire de la situation. En mai, le ministre de l'Économie avait déclaré qu'il s'agissait d'une « bonne nouvelles pour les Français », car cela signifiait que « nous assainissons les comptes publics ». Le patron de Bercy prévenait néanmoins qu'il ne fallait preuve « d'aucun triomphalisme ».


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