Coronavirus : les excuses de l'UE à l'Italie sous la forme de 170 milliards

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L'Italie pourrait connaître une récession de 9% en 2020.

L’Union européenne semble avoir décidé de s’excuser auprès des pays du sud de l’Europe, et en particulier l’Italie, le pays de la zone euro touché le premier par le Covid-19 et que certains, y compris en France, ont durement critiqué pour sa gestion de la pandémie (et ont ensuite décidé de faire pareil). La péninsule va toucher la plus grande partie des subventions du plan de la BCE.

Italie et Espagne récupèrent quasiment la moitié des aides

Ce sont les deux pays les plus touchés par le Covid-19 en Europe avec, respectivement, 230.555 cas dont 32.955 décès et 236.259 cas dont 27.117 décès au 27 mai 2020 : l’Italie et l’Espagne toucheront la plus grosse partie des aides du plan à 750 milliards d’euros, entre prêts et subventions, que prépare la BCE.

Selon les informations qui ont fuité dans la presse, notamment auprès de l’agence Bloomberg, l’Italie toucherait 172,754 milliards d’euros d’aides tandis que l’Espagne 140,446 milliards. Dans le détail, les subventions, donc les sommes d’argent qui ne seraient pas à rembourser, représenteraient 81,8 et 77,3 milliards d’euros, respectivement.

Une manière, peut-être, de tenter de réconcilier les deux pays du sud de l’Europe avec le reste de l’Union. Italie et Espagne n’ont quasiment pas été aidées dans la gestion de la pandémie par ses voisins directs.

Une situation qu’a regrettée, le 2 avril 2020, la présidente de la Commission européenne, Ursula Van der Leyen, qui a présenté des excuses en bonne et due forme dans une lettre ouverte adressée au peuple italien.

La France toucherait 38 milliards d’euros de subventions

Si les détails restent à confirmer, la France serait le troisième pays bénéficiant du montant le plus élevé de subventions : 38,8 milliards d’euros, soit moins de la moitié de l’Italie. Un montant similaire, 37,7 milliards, reviendrait à la Pologne tandis que l’Allemagne toucherait que 28,8 milliards et les Grèce 22,5 milliards.

Rien n’est toutefois encore joué : d’une part la BCE et la Bundesbank sont en conflit avec la cour constitutionnelle allemande concernant le plan de rachat de dette, relancé par la Banque Centrale européenne, mais certains pays de l’Union européenne sont contraires au principe des subventions. L’Autriche, notamment, veut présenter un contre-projet à celui validé par Angela Merkel et Emmanuel Macron, et qui reprend les grandes lignes de celui proposé en premier lieu par le gouvernement italien, n’offrant que des prêts à taux bas, mais aucune subvention.


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