Le succès du modèle de société d'investissement à capitaux permanents

3 milliards €
Avec 3 milliards d?euros de chiffre d?affaires le groupe
d?investissement HLD est devenu une référence dans son secteur.

Après neuf années passées au capital de Filorga, le groupe HLD décidait en 2019 de céder sa participation après avoir fait progresser le chiffre d’affaires du spécialiste anti-âge de 5 à 300 millions d’euros dans l’intervalle. Le modèle de société d’investissement à capitaux permanents adopté par HLD, qui lui permet de développer les entreprises dans lesquelles il investit en prenant le temps nécessaire, est pour beaucoup dans ce succès entrepreneurial.

Dans le monde du private equity français, le groupe d’investissement HLD fait figure d’exception. Ses co-fondateurs, Jean-Bernard Lafonta, Jean-Philippe Hecketsweiler et Philippe Donnet, ont choisi de se débarrasser des contraintes classiques d’un fonds LBO en termes de contrôle ou d’horizon d'investissement. HLD est ainsi le fruit d’un financement des opérations réalisées pour partie en fonds propres - et non via la dette - qui permet de rester autant de temps que nécessaire au capital d’une société. Une logique “Buy and Build” qui a su faire ses preuves depuis la création du groupe d’investissement en 2010.

Investir en fonds propres

Avec 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé et 12 entreprises en portefeuille, la société d’investissement, qui est aujourd’hui dirigée par une équipe d’associés expérimentés, à l’instar de Cédric Chateau, ancien partner d’Advent, est devenue une référence dans son secteur. À l’opposé des fonds classiques de private equity qui privilégient le recours à la dette pour financer leurs acquisitions, celle-ci investit en partie ou en totalité en fonds propres. De par son statut particulier de société à capitaux permanents, HLD n’est pas soumise à l’impératif de revoir le capital à court terme et dispose de fonds à investir sur le long terme. Le groupe peut ainsi rester au capital des sociétés dans lesquelles il investit durant la durée qu’il juge nécessaire, tant que son retour sur investissement est positif. HLD peut alors faire fi, pour conserver ses participations, de la limite de 3 à 4 ans, qui prévaut normalement dans le private equity.

HLD dispose ainsi d’une capacité d’investissement supérieure à 1 milliard d’euros en fonds propre. Un montant qui doit à l’apport des actionnaires de la première heure - la famille Decaux, Claude Bébéar ou encore Norbert Dentressangle, et à ceux qui ont rejoint par la suite cette aventure entrepreneuriale. Avec une telle latitude, HLD peut se concentrer sur des opérations de LBO de croissance. En septembre dernier, l’acquisition d’une participation majoritaire dans Microwave Vision - spécialiste français des tests et mesures électromagnétiques - illustrait l’efficacité du modèle HLD et surtout l’avantage compétitif de sa stratégie d’investissement sans contrainte de temps. En 2020, et ce malgré la crise sanitaire, le groupe d’investissement est aussi parvenu à faire son entrée au capital de TSG - leader européen des solutions de distribution multi-énergies pour la mobilité. Preuve de la résilience de son modèle d’investissement et de sa volonté de s’engager sur des projets porteurs d’avenir.

Accompagner les entreprises durant le temps nécessaire

L’investissement en capitaux permanents repositionne le private equity comme un moyen d’accompagner les entreprises, si nécessaire sur le temps long. Plus encore, cet accompagnement peut se faire quelle que soit la situation économique.

Pour que l’usine Fillmed - partie médicale du laboratoire Filorga - soit construite et en capacité de délivrer son premier produit, il aura fallu attendre cinq ans. Une échéance à même de refroidir les ardeurs de n’importe quel fonds d’investissement. Présent au portefeuille d’HLD depuis 2010, le laboratoire Fillmed, a vu son chiffre d’affaires progresser de 5 à 100 millions d’euros. Preuve que les entreprises suivies dans la durée enregistrent des performances supérieures à la moyenne. Et que la croissance et donc la création de valeur est favorisée par rapport à la profitabilité.

Cette manière de concevoir le capital-investissement doit beaucoup aux fondateurs et associés de HLD, Jean-Bernard Lafonta mais aussi Cédric Château, président du Comité d’investissement de HLD. Entrepreneur, Jean-Bernard Lafonta peut compter sur son expérience acquise à la tête de la holding Wendel où il privilégiait les investissements dans les ETI de croissance. Ancien partner du fonds américain Advent international, Cédric Chateau est lui aussi en première ligne pour pérenniser ce modèle singulier.

Dans les stratégies d’investissement, le modèle porté par HLD se révèle être un atout de taille en ce qu’il s’aligne avec l’absence de contrainte de temps pour développer des projets dans une logique entrepreneuriale. Un modèle parfaitement “scalable” qui pourra satisfaire les ambitions européennes d’HLD.


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