Pourquoi la Suisse va si bien et la France si mal ? Comparatif

60 %
Le PIB par habitant en Suisse est de 60% plus élevé qu'en France.

Depuis plus de six années la Suisse se situe en tête des économies mondiales les plus performantes.

Elle est la 20e économie mondiale par le produit intérieur brut (PIB) avec une population par rapport à la France plus faible de 7,7 fois, une superficie 13 fois moindre et un PIB par habitant de 60% de plus. Et ce n’est pas dû qu’à son économie financière, elle a une production économique, industrielle très importante et performante. Elle vient même de passer à la 3e place aux niveaux des universités mondiales.

Tableau ci-dessus, la France est 18ème, la Suisse 3ème en Europe.

Comparaison économique France-Suisse

Indicateurs

France

Suisse

Différence %

Superficie

551.600 kms

41.290

13 fois moins

Population

66.77 Mns

8.5 Mns

7,7 fois moins

PIB

2282 Mds €

600 Mds

3,8 fois moins

PIB par habitant

32.100€

70.200€

60% de + Suisse

Taux Emploi

0,651

0,8

+ 23% pour la Suisse

Production Active

71,5

84

+ 12% pour la Suisse

Nombre de chômeurs

3,377

100,000

Chômage en % Population active

8,5%

2,1%

Moins 400 %

Balance commerciale

-55,9Mds€

+54,23Mds€

Balance Commerciale/PIB

-2,6%

+9%

Les points forts de la Suisse :

Une croissance stable sur le long terme

Un excédent structurel de la balance courante

Un système éducatif assurant une intégration réussie

Un écosystème de R&D très performant

Un des taux de chômage (2,1%) le plus bas de l’OCDE

Un niveau de vie des plus élevés du monde

L’écart de performance et de PIB se distingue par une croissance stable depuis très longtemps, un taux de chômage très bas dû par une utilisation très intensive du facteur travail.

Ces résultats découlent de 4 critères :

Un taux d’emploi très élevé, y compris pour les séniors

Le recours au travail frontalier

Une durée du travail nettement supérieure pour les personnes à temps plein 42/43 h semaine.

Une durée d’activité allant jusqu’à 65 ans.

Et pourtant la productivité en PPA (Parité de Pouvoir d’Achat) est assez similaire entre les deux pays. Mais les secteurs exposés à la concurrence internationale (manufacturier et financier) contribuent davantage à la création de valeur en Suisse. Tous ces secteurs plus spécialisés ont une productivité supérieure par rapport à la moyenne nationale. Ils ont aussi une orientation plus importante vers l’exportation en bénéficiant d’avantages compétitifs plus marqués et des niveaux de gammes élevés.

D’autre part le stock d’investissement direct est dix fois supérieur à celui de la France et même de l’Allemagne. En plus, la part importante de l’activité commerciale extérieure internationale stimule la production interne et l’emploi. Ces dix dernières années, l’écart de niveau de vie observé par rapport à la France a augmenté de 9 points.

La cause principale provient de la baisse des horaires de travail en France et en premier, les 35 heures qui ont fortement ralenti les gains de productivité.

En deuxième, l’accord de libre circulation des personnes avec l’union européenne a facilité l’accueil de personnels qualifiés européens avec un recours important à l’emploi de non-résidents.

La durée moyenne du travail à temps plein salarié horaire, se situe en Suisse au-delà de 42 heures, voire 43, alors qu’en France nous sommes à 36,2 heures par semaine (salariés horaire).

En Suisse, le départ en retraite est fixé à 65 ans pour les hommes et 64 ans pour les femmes. Il est possible de partir avant moyennant une réduction de sa pension, par contre si vous continuez après, la pension est revalorisée au prorata des cotisations, ce qui n’est pas encore le cas en France.

L’écart d’emploi est donc d’environ 6 heures par semaine et 3 années par rapport aux départs en retraite.

Sachant que chaque heure en moins fait perdre 22, 5 milliards par année à l’économie française et que chaque année non travaillée fait perdre 65 milliards par an. Vous pouvez facilement en déduire la cause du très fort écart de niveau de vie entre la France et la Suisse, mais aussi de tous nos déficits, dettes, du montant exorbitant des aides sociales : rappelons le chiffre : 960 Milliards par année (gestion comprise) des prélèvements, taxes, etc.., et tout cela a surtout commencé dans le début des années 80 !

Cherchez l’erreur !

www.danielmoinier.com


A découvrir

Daniel Moinier

Daniel Moinier a travaillé 11 années chez Pechiney International, 16 années en recrutement chez BIS en France et Belgique, puis 28 ans comme chasseur de têtes, dont 17 années à son compte, au sein de son Cabinet D.M.C.

Il est aussi l'auteur de six ouvrages, dont "En finir avec ce chômage", "La Crise, une Chance pour la Croissance et le Pouvoir d'achat", "L'Europe et surtout la France, malades de leurs "Vieux"". Et le dernier “Pourquoi la France est en déficit depuis 1975, Analyse-Solutions” chez Edilivre.