La taxe sur les cabanes de jardin va encore augmenter cette année

4 %
La taxe sur les cabanes de jardin va augmenter pour les contribuables
après une hausse de 4% en 2019.

Vous avez sans doute entendu parler de la taxe sur les cabanes de jardin. Inventée en 2012, cette taxe déjà perverse se paye en prime le luxe d’augmenter considérablement tous les ans.

Une hausse de 4%

Elle a explosé de 4% l’an dernier, et de 3% en 2018. Si l’on ajoute que cette taxe frappe non seulement les cabanes de jardin, mais aussi, accrochez-vous bien, les piscines, les caravanes, et même, les mobil-homes, on se dit que vraiment, le législateur français est très, très très imaginatif. 

Attention : on ne parle pas ici de petits montants : on parle de centaines, et dans certains cas, de milliers d’euros, que bien souvent, nous n'avions pas prévu de dépenser au moment de monter une cabane dans son jardin ou encore, d’aménager sa piscine. Mais attention, il y a tout de même des exceptions, et donc des trucs pour y échapper.

Une superficie supérieure à 5m²

Dans le cas de la cabane, pour que la taxe soit exigible, il faut que celle-ci occupe plus de 5 mètres carrés au sol. Cela va plutôt assez vite, surtout si on veut pouvoir y ranger pas mal d’affaires dedans. Mais il faut aussi que la construction fasse plus de 1 mètre 80 de haut ! On parle de hauteur utile, la hauteur mesurée à l’intérieur.

Il se trouve que je suis plutôt grand, je fais plus d’un mètre 80. Mais j’ai l’habitude depuis toujours de me baisser dans une cave ou pour passer sous certaines portes. Alors une cabane de moins de 1 mètre 80 pour ne pas payer de taxe ne devrait pas vous faire peur. Quant à la piscine, là aussi, il y a un truc : la taxe ne frappe que les piscines enterrées ! Pas les piscines hors sol, ni même, les piscines semi-enterrées. 


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Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).