Les indécents profits privés des promoteurs éoliens grâce à une taxe publique

6,3 %
L'éolien a représenté 6,3% de la production d'électricité en France en
2019.

Nous souffrons tous de la crise Covid et ça va durer. Des dizaines de milliers d’emplois disparaissent. Les aides apportées par centaines de milliards n’arrivent même pas à boucher tous les trous. L’industrie, l’hôtellerie, la restauration, la culture, les spectacles, les transports, la distribution, le commerce…Tout le monde est frappé de plein fouet … sauf ….

Un petit noyau de promoteurs financiers rigole tous les jours de la rente qu’il continue à percevoir grâce à une vieille astuce de 15 ans que personne n’avait remarquée. Nous devons tous nous saigner, continuer à payer nos factures pour lui  assurer une rentabilité à 2 chiffres, parfois même supérieure à 20 % et tout cela grâce à une taxe habilement dissimulée.

Imaginez qu’on vous dise : « tant pis, c’est la crise, même si vous n’allez pas au restaurant, vous devez payer un repas par semaine à 80 €, même si vous n’allez pas en boite, vous devez payer une entrée à 50 € par mois, même si vous n’allez pas à l’hôtel, vous devez payer une nuit par mois à 120€ », et c’est votre percepteur qui va vous facturer. C'est pourtant le cas pour les éoliennes.

Quoi que vous fassiez, les promoteurs éoliens continuent à s’enrichir grassement en encaissant le produit de la discrète taxe facturée d’une part sur votre facture d’électricité et d’autre part chaque fois que vous faites le plein de carburant. C’est une taxe fixe, facturant l’électricité de 3 à 7 fois le prix normal, et elle passe avant tout le monde. C’est-à-dire que cette « électricité » livrée est payée et facturée quel que soit le temps ou l’état de la production, et à prix fixe garanti à l’avance. Aucun risque et bien plus cher que tous les autres !!!!

En quelques années, les patrons de ces sociétés ont tous fait fortune à plusieurs centaines de millions d’euros, les Mouratoglou, Corchia, Germa, et le dernier en date, Veyrat, patron d’Impala, passé de rien à une fortune de 2 milliards, parmi les 50 plus grandes fortunes françaises,  en moins de 5 ans, grâce aux énergies renouvelables, payées par un impôt !!!!

 Il suffit donc d’avoir quelques amis bien placés, une bonne agence de communication, et quelques intermédiaires à Bruxelles pour faire fortune grâce à une taxe discrète qui perdure depuis 15 ans « à titre temporaire et exceptionnel ».

Ces profits pour à peine 5% de notre électricité, un jour sur cinq, et 120 milliards dépensés, sont devenus indécents, obscènes en période de crise longue comme celle que nous vivons. Que peuvent en penser tous ceux qui souffrent de la crise en payant cette taxe injuste sur leur facture d’électricité ou sur leur plein à la pompe ? Un terrible sentiment d’injustice qui ne peut que déboucher sur la violence du désespoir.

Il est grand temps que les promoteurs éoliens soient payés au tarif très correct de tous les producteurs d’électricité. Le Gouvernement peut le faire dès demain comme il le fait actuellement pour toutes les mesures de crise. Et il supprimera une injustice que même Emmanuel Macron reconnaissait il y a quelques mois en congrès à Pau.


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Ludovic Grangeon

Ludovic Grangeon a été partenaire de plusieurs réseaux d’expertise en management et innovation sociale de l'entreprise. Il milite à présent pour le développement local et l’équilibre des territoires au sein de différentes associations. Il a créé en grande école et auprès des universités  plusieurs axes d’étude, de recherche et d’action dans le domaine de l’économie sociale, de la stratégie d’entreprise et des nouvelles technologies. Il a également été chef de mission et président de groupe de travail de normalisation au sein du comité stratégique national Afnor management et services. Il a participé régulièrement aux Journées nationales de l’Economie, intervenant et animateur.

Son activité professionnelle a été exercée dans l'aménagement du territoire, les collectivités locales, en France et auprès de gouvernements étrangers, à la Caisse des Dépôts et Consignations, dans le capital risque, l’énergie, les systèmes d’information, la protection sociale et la retraite.