Télétravail : pour que ça marche, des obstacles restent à surmonter

81 %
Selon une étude de SAP Concur, 81% des salariés ont déclaré se sentir
soutenus par leur employeur lorsqu'ils travaillaient à domicile.

Pratiqué massivement pendant le confinement, dans la majorité des cas, le passage en télétravail a été insuffisamment préparé, créant des situations préjudiciables tant à l’entreprise qu’aux salariés.

Failles informatiques et frais non pris en charge

Pas anticipé, pas préparé, en France le télétravail a mis à rude épreuve tant les salariés que les entreprises. Plusieurs études font la lumière sur ces carences. Selon une étude de SAP Concur, seuls 38% des salariés français se sentaient bien préparés pour travailler à domicile avant l'épidémie de Covid-19. Et quand le télétravail a commencé, seuls 34% ont été informés de la durée de leur période de télétravail. À ce manque de visibilité s’est ajouté un flou quant à la prise en charge ou non des dépenses que les salariés ont engagées pour pouvoir télétravailler. 69% des salariés ayant télétravaillé pendant le confinement ne savent pas si et quelles dépenses (électricité, abonnement internet, chauffage…) ils sont autorisés à soumettre, et 21% déclarent qu'ils ne peuvent pas soumettre de frais du tout.

Côté informatique, une étude réalisée par Pegasystems révèle qu’un grand nombre d’entreprises françaises ont surestimé leur capacité à opérer une transformation digitale pour s'adapter à la pandémie. Près des deux tiers des dirigeants (69%) ont estimé que la crise avait mis en lumière davantage de failles informatiques que prévu. 74% des dirigeants ont d’ailleurs précisé que l'expérience de la pandémie les a incités à accélérer leurs plans de transformation digitale.

Un « bureau à domicile » pas toujours adapté

Visiblement, cette préparation insuffisante sur le plan de l’informatique a contraint un certain nombre d’entreprises à ne pas mettre en place le télétravail ou y mettre fin aussitôt que possible. Selon l’étude « Workforce View 2020 » réalisée par ADP, 26% des salariés subissent aujourd’hui une pression pour se rendre de nouveau au bureau. Les jeunes sont d’ailleurs nettement plus nombreux à la subir : en effet, 53% des 18-34 ans se sont sentis obligés de venir travailler dans les locaux de leur entreprise dès le début de la crise contre seulement 21% des plus de 55 ans.

Et même quand ils restent chez eux pour télétravailler, les salariés constatent souvent que leur « bureau à domicile » n’est pas adapté, comme le montre un sondage mené par Kandu, une startup française qui accompagne les entreprises dans l'amélioration du confort de leurs espaces intérieurs. Près d'un salarié sur deux (45,9%) déclare que son « bureau à domicile » n’est pas confortable (« pas du tout confortable » pour 18,9% des salariés et « pas vraiment confortable » pour 27% des salariés). 62,1% estiment par ailleurs que leur chaise de bureau n'est pas confortable (« pas du tout » pour 40,5% des salariés et « pas vraiment » pour 21,6% d’entre eux).


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