Le mystère dévoilé des terrains des éoliennes

8,9 %
En 2020, l'éolien a produit 8,9% de la production d'électricité de la
France.

Pourquoi les promoteurs éoliens louent ils tous 10 fois plus cher des terrains qu’ils pourraient facilement acheter ?

Depuis 15 ans, 8500 éoliennes environ ont été installées en France. Curieusement, la majorité de ces éoliennes n’ont pas été installées près des lieux de consommation. Au contraire les lieux les plus reculés ont été recherchés. Pourtant, ces localisations sont les plus défavorables avec de grosses pertes de réseaux et une surveillance difficile des installations. Solution de facilité : dans les lieux isolés, les populations sont démunies devant des promoteurs disposant de gros moyens, toujours assistés par de puissants avocats, et au carnet d’adresses bien fourni d’influenceurs divers. Les dossiers des promoteurs sont tous étrangement semblables. Peut-être les autorités de la concurrence finiront par le remarquer.

Ces promoteurs aux gros moyens n’achètent jamais les terrains où ils s’installent pour 20 ou 30 ans. Alors que l’hectare en milieu rural ne vaut que 800 à 1600 €, ils proposent des loyers annuels de plus de dix fois cette valeur, prêts à payer 200 à 250 000 € pour la location d’un emplacement. Pourquoi ce curieux geste ?

Le terrible piège des terrains  loués

Les éoliennes sont des bombes à retardement qui sèment sur place une pollution silencieuse dont on ne constatera les effets que lorsqu’il sera trop tard. À ce moment-là , de nombreux promoteurs risquent d’être partis ou défaillants. La note de constat du Ministère sur les carences de l’économie circulaire des éoliennes est sans appel depuis 2019. Rien n’a été mis en place depuis 15 ans à ce sujet. Juste quelques pistes très vagues sont ébauchées. Un désastre environnemental se prépare et il concerne les milieux naturels français. Il aura fallu des dizaines d’articles d’alerte pour que le problème des socles en béton commence à être reconnu, alors que l’Ademe et les promoteurs faisaient semblant de l’ignorer. Il est très étonnant que les mouvements écologistes soient aveuglés à ce point.

Un piège qui se révèlera trop tard pour réagir

Pour un loyer perçu de 200 000 € et plus sur 20 ans, les propriétaires croient faire l’affaire du siècle mais c’est le piège du siècle qui les attend. La plupart des sociétés d’éoliennes sont de simples coquilles au capital de quelques milliers d’euros qui peuvent disparaitre à tout moment. Grâce à un lobby acharné auprès des parlementaires et à l’aide complaisante de quelques ministres, les provisions légales sont ridicules, de 50 à 65 000 € seulement, 10 à 30 fois inférieures à la réalité.

65 000 propriétaires sont désormais menacés de faillite en cas de mauvaise surprise. Et qui sera responsable de cette pollution ? le propriétaire et non le locataire ! Le Code de l’Environnement et les Directives européennes sont très clairs à ce sujet.

Le démantèlement et la dépollution d’un site éolien représentent un risque certain et confirmé de 600 000 € minimum à 3 millions € selon la nature du site et les dégâts causés à l’environnement : Démontage des installations, broyage des pièces, extraction des milliers de tonnes de béton du socle, recyclage des pales de plusieurs tonnes chacune dont l'incinération est très couteuse et ne marche pas, dépollution des huiles et terres rares des appareils, élimination des fluides toxiques des postes de transformation électrique, dépollution du sol, nappes ,phréatiques, remise en état des chemins d’accès, etc …. Les premiers démantèlements démarrent actuellement pour atteindre le millier vers 2025 et 6 à 8000 par an dès 2030. les mauvaises surprises vont donc se multiplier. Les prochaines élections municipales donneront sans doute matière à réglement de comptes avec les maires qui n'ont pas protégé leurs concitoyens. Certaines opérations de "repowering" envisagées vont en réalité doubler la pollution des sites.


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Ludovic Grangeon

Ludovic Grangeon a été partenaire de plusieurs réseaux d’expertise en management et innovation sociale de l'entreprise. Il milite à présent pour le développement local et l’équilibre des territoires au sein de différentes associations. Il a créé en grande école et auprès des universités  plusieurs axes d’étude, de recherche et d’action dans le domaine de l’économie sociale, de la stratégie d’entreprise et des nouvelles technologies. Il a également été chef de mission et président de groupe de travail de normalisation au sein du comité stratégique national Afnor management et services. Il a participé régulièrement aux Journées nationales de l’Economie, intervenant et animateur.

Son activité professionnelle a été exercée dans l'aménagement du territoire, les collectivités locales, en France et auprès de gouvernements étrangers, à la Caisse des Dépôts et Consignations, dans le capital risque, l’énergie, les systèmes d’information, la protection sociale et la retraite.