Thierry Breton obtient le feu vert du Parlement européen

512 MILLIONS
L'Union européenne compte 512 millions d'habitants.

Ce sera un soulagement pour Paris, qui a obtenu du Parlement européen le feu vert pour la candidature de Thierry Breton à la Commission européenne.

Le vote était redouté par l'exécutif français, alors que la précédente candidature française au poste de commissaire européen chargé de la politique industrielle, du marché intérieur, du numérique, de la défense et de l'espace, Sylvie Goulard, avait été retoquée. Provoquant au passage une crispation d'Emmanuel Macron envers Bruxelles… Pourtant, Thierry Breton, ancien PDG d'Atos, souffrait du même handicap que sa prédécesseure : un risque de conflit d'intérêt, soulevé par les Verts et la gauche radicale au Parlement européen. Mais finalement, fort d'une majorité composée du PPE (droite européenne), Renew la formation centriste à laquelle participe LREM, le groupe Socialiste et démocrates, et les conservateurs d'ECR, l'ancien ministre de l'Économie de Jacques Chirac a obtenu l'aval des eurodéputés. 

Soulagement pour l'Élysée

Un soulagement pour la France : « C'est une très bonne nouvelle », se réjouit l'Élysée, qui rappelle la responsabilité du commissaire « essentiel pour l'agenda européen de souveraineté: numérique, politique industrielle, défense et espace ». Le Parlement européen n'en a toutefois pas terminé avec la nouvelle Commission qui sera présidée par Ursula von der Leyen. Les eurodéputés doivent encore approuver le collège des commissaires dans son ensemble, alors que l'absence du commissaire britannique ne devrait pas freiner le vote.

Prise de fonction le 1er décembre

Cette Commission européenne issue des dernières élections est d'une importance stratégique, rappelle la présidence française : « Nous espérons que la Commission puisse prendre ses fonctions dès le 1er décembre et mettre en oeuvre le programme ambitieux de (sa présidente élue) Ursula von der Leyen, sur le climat, la protection sociale, la politique industrielle, la politique migratoire notamment ». L'ancien président de France Télécom aura donc fort à faire dans une Europe rongée par les populismes et les nationalismes.


A découvrir