Tiers payant obligatoire : c'est la médecine libérale qu'on assassine

On estime à moins de 9% le taux d'installations au sortir des
facultés.

Le tiers payant généralisé est annoncé pour une mise en œuvre prévue dans 5 ans.

 

Pourquoi remettre en cause notre système socialisé performant (11 millions de bénéficiaires des CMU, ACS, AME...) et la liberté d'action des médecins qui pratiquent déjà le tiers payant à chaque fois que c'est nécessaire?

 

Le tiers payant obligatoire, cela signifie : l'assujettissement des médecins aux organismes payeurs ; la main mise totale de l'état et des financeurs sur le soin, la création d'une médecine basée sur des critères comptables et non sur des critères médicaux ; le développement des réseaux de soins avec une totale liberté pour les mutuelles de modifier les tarifs des actes et d'imposer aux médecins pratiques et tarifs. C'est la mise en place d'un modèle inflationniste à l'heure où les médecins anglais demandent en ce moment même l'abandon du tiers payant. Quel prix payé pour gagner des points de popularité !

 

Le tiers payant obligatoire, c'est aussi l'insulte immense faite aux médecins d'un gouvernement qui change le système de soin sans concertation avec les professionnels hormis un syndicat minoritaire et politisé. L'UFML ne peut accepter un système fondé sur l'obéissance des médecins et leur dépendance financière aveugle aux organismes financeurs.

 

Face à cette attaque sans précédent, l'UFML sera le fer de lance de la mobilisation de la profession et appelle à l'union de tous les syndicats.

 

Avec moins de 9 % d'installations au sortir des facultés, la médecine de ville disparaît faute d'être considérée à sa juste valeur avec des tarifs qui ne reflètent plus la pratique.

 

Changer le mode de rémunération sans tenir compte de la réalité des pratiques, du rôle et des responsabilités ne modifiera en rien l'effondrement des vocations et la lente mais inexorable dégradation de la médecine de ville. L'accès au soin continuera à se dégrader, les urgences à s'emboliser, les déserts médicaux à se développer faute de médecins pouvant faire face aux besoins.

 

Consultez le site de l'UFML pour plus d'informations sur les autres actions menées : http://www.ufml.fr/ 


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