COVID-19 : du sang de ver marin pour soigner les malades ?

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L'hémoglobine de l'arénicole est capable de transporter 40 fois plus
d'oxygène que le sang humain.

La recherche d’un traitement contre le coronavirus est urgente et plusieurs pistes sont exploitées. Un ver marin dont le sang a des propriétés très oxygénantes pourrait soigner les malades en détresse respiratoire. Explications.

Du sang de ver marin contre les détresses respiratoires

Alors que la chloroquine est le traitement prometteur du Professeur marseillais Didier Raoult, une entreprise de biotechnologique finistérienne, Hemarina, propose aussi un remède. Il repose sur un ver marin, l’arénicole, présent sur les plages bretonnes. Cet animal présente un fort pouvoir d’oxygénation très intéressant pour soigner les patients atteints du COVID-19, virus qui peut provoquer de graves troubles respiratoires.

L’hémoglobine de l’arénicole est capable de transporter quarante fois plus d’oxygène que le sang humain. Cette propriété est actuellement exploitée par Hemarina qui utilise le sang du ver marin pour rendre viables plus longtemps des greffons rénaux. Or, selon la société, la molécule M101 qu’elle a mise au point aurait « le potentiel d’être un bon candidat pour traiter le syndrome de détresse respiratoire qui est responsable de la mort par le Covid-19 ». Elle agirait « comme une sorte de respirateur moléculaire avant que les patients ne basculent dans un processus lourd de réanimation » rapporte 20 Minutes.

Les médecins attendent la décision du Comité de protection des patients

Selon Frank Zal, directeur d’Hemarina, cette piste est très sérieuse : « On attend incessamment sous peu la décision du Comité de protection des patients (CPP) en sachant que l’ANSM a déjà validé l’essai ». L’entreprise met d’ailleurs à disposition 5.000 doses de produits et affirme être capable d’en produire 15.000 autres « assez rapidement ».

Selon la société bretonne, les médecins sont très intéressés par cette molécule et souhaiteraient l’utiliser de manière urgente. À commencer par le Professeur Laurent Lantieri, de l’Hôpital Européen Georges-Pompidou, qui a demandé au Ministère de pouvoir tester ce produit le plus rapidement possible, compte tenue de l’avancée de la pandémie. Pour l’heure, les médecins attendent le feu vert du Comité de Protection des Personnes saisi vendredi 27 avril 2020.


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