Comment la conjoncture actuelle a fait des modèles flexibles la norme de la transformation numérique ?

25 %
Le Cloud Computing est utilisé par plus de 25% des entreprises en
europe.

Avec la crise du COVID-19, de nouveaux défis sont apparus, révélant le besoin d'adopter de nouvelles habitudes pour l'infrastructure et les services numériques. La dynamique de transformation numérique a été particulièrement stimulée par le besoin massif d'un accès à des services en ligne.

Les DSI se trouvent aujourd'hui face à un tournant décisif : leurs choix en matière de moyens et d'investissements pour répondre aux attentes des employés, clients et partenaires face aux défis actuels sont scrutés à la loupe, comme jamais auparavant. Toutefois, une stratégie d'innovation dans le simple but d'innover donnerait lieu à des dépenses inutiles et des retours sur investissement insuffisants. Or, dans un contexte de crise où chacun cherche à faire face à des défis complexes, aussi bien environnementaux qu’économiques, il est primordial d’éviter les mauvais investissements.

Il suffit d'un petit pas pour faire un grand bond en avant

Avec la crise, les attentes actuelles et futures sur ce qu'on appelle la "normalité" ont été grandement bouleversées. Le fonctionnement des entreprises a été profondément transformé ces derniers mois, et les technologies de l’information y ont joué un rôle important, en les aidant à s’adapter et à fructifier. Les employés vivent, travaillent et interagissent les uns avec les autres au sein d’environnements inédits, tout en jonglant avec d’autres responsabilités, comme s’occuper de leurs enfants.

Pour accompagner ces mutations, les entreprises ont besoin d'une nouvelle stratégie IT adaptée à la situation ; les DSI doivent également repenser leur cahier des charges. Les cycles de budgets d’acquisition, qui sont aujourd'hui fondés sur un modèle d’investissement (CAPEX) et de mises à niveau par remplacement complet du système IT, sont inadaptés au contexte actuel, avec une fluctuation constante des plans face à l'apparition de nouveaux besoins. Pour remplacer les anciens systèmes rapidement et bénéficier d'une meilleure agilité globale du SI, l'investissement doit impérativement s'appuyer sur des modèles de consommation flexibles et des architectures aussi adaptables et modulables que possible.

Face à l’incertitude économique grandissante, il faut s'attendre à une multiplication des restrictions budgétaires, posant un véritable dilemme pour les DSI au moment d’obtenir l’approbation de leur directeur financier pour la mise en place de nouvelles infrastructures et le lancement de nouveaux projets. En optant pour un modèle de consommation souple, les entreprises mitigent le risque provenant de ces transformations à fort investissement par vagues et peuvent ainsi mener des politiques agressives de modernisation en diminuant les risques d’augmentation des coûts, de déficit budgétaire ou de dépendance aux fournisseurs.

Les infrastructures locales doivent continuer d'être considérées

Face à la difficulté de planifier les dépenses technologiques et d'infrastructures, les équipes IT ont tendance à sous- ou à sur-budgétiser, voire à considérer des solutions inadaptées à la transformation de leur entreprise.

Et le cloud, même s'il a été adopté de façon massive, ne représente pas la totalité des options possibles. Les entreprises ont besoin de solutions simples, agiles et flexibles. Le choix d'une approche hybride des systèmes d'information se fait plus que jamais ressentir.

Avec une architecture cloud, les entreprises peuvent élargir leurs stratégies IT, développer rapidement des applications et disposer de larges bases de données ; d'un autre côté, les ressources sur site sont tout aussi importantes pour l’activité des entreprises. Disposer d'équipements sur site représente un avantage précieux pour les dirigeants visionnaires aspirant à intégrer des technologies émergentes à leurs stratégies, comme l’intelligence artificielle ou le deep-learning, leur permettant d'utiliser leurs données plus efficacement qu'avec le cloud, notamment celles qui requièrent une très faible latence couplée à un très haut débit.

Adopter un modèle de consommation souple, qui tire parti à la fois des clouds privé et public ainsi que de ressources stockées sur site, permet aux entreprises de rester évolutives en permanence, de s'adapter à des besoins de charges de travail et à des objectifs en évolution permanente.

De plus, une stratégie hybride n’implique pas des coûts considérables ; au contraire, elle réduit l'ensemble des coûts de propriété en permettant aux DSI de mettre à niveau leur infrastructure à la demande. Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, disposent de technologies essentielles à des prix abordables tout en mettant de côté des capitaux d’investissement pour d’autres pans d'activité.

Les dirigeants de tous les secteurs doivent dorénavant adapter leur stratégie d’entreprise à leur stratégie IT. Et cette transformation a plus de chance de s'opérer quand les bénéfices sont garantis et la prise de risques amoindrie. L'heure est à l'avènement d'un nouvel ordre mondial basé sur le déploiement technologique, dans le but de favoriser la flexibilité.

Avec une solution souple, une entreprise peut garder le contrôle sur le stockage de ses données et sur ses choix entre propriété et souscription et sur les liquidités et les capitaux engagés à court et à long terme. C’est l'élément déterminant de la prise de décisions rapides et de la compétitivité face à la concurrence grâce à des produits innovants. Les entreprises doivent pouvoir élaborer rapidement des applications à la demande grâce à des innovations comme le recours à l'IA pour les achats personnalisés ou du machine learning pour les véhicules autonomes. Bientôt, seuls les modèles de consommation flexibles devraient offrir un tel niveau d’accessibilité tout en limitant la prise de risques.


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