Le monde avance vers la transition énergétique, et ça se voit?!

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93,9 % de l'énergie produite en Ethiopie est d'origine alternative.

Bien que les postures climatosceptiques de certains leaders mondiaux, comme Donald Trump, aient été largement médiatisées ces derniers mois, les initiatives prônant la transition énergétique fleurissent. Promouvoir les énergies vertes n’est plus l’affaire de quelques-uns. Pour preuve, le Kazakhstan ou encore le Burkina Faso tirent leur épingle du jeu en matière de protection de l’environnement et d’énergie renouvelable.

Cela ne fait plus de doute, le nouveau président américain est un climatosceptique assumé. En nommant Scott Pruitt à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), le président américain, qui avait affirmé que le réchauffement climatique était une invention de la Chine pour affaiblir la compétitivité américaine, a envoyé un message sans équivoque.

Scott Pruitt, ancien ministre de la Justice de l’Oklahoma, est en effet connu pour avoir conçu la bataille juridique menée par le parti Républicain contre les réformes engagées par Barak Obama pour lutter contre le réchauffement climatique…

Heureusement, sous d’autres latitudes, les nouvelles sont plus rassurantes. En effet, tandis que Donald Trump s’emploie à relancer l’industrie du charbon aux Etats-Unis, d’autres pays s’engagent pour le développement des énergies vertes et la transition énergétique.

Les cas du Costa Rica et de l’Uruguay, qui font la part belle aux énergies renouvelables, commencent à être connus du grand public. Mais les bons élèves viennent aussi d’Afrique (Mozambique, Tanzanie) et même d’Asie : pour faire rayonner les énergies vertes au niveau mondial, la capitale du Kazakhstan accueillera, du 10 juin au 10 septembre prochains, l’évènement « Astana Expo 2017 ».

Astana Expo 2017, le rendez-vous à ne pas manquer

Pas moins de 115 pays et 20 organisations internationales participeront à ce grand rassemblement consacré aux énergies du futur. Pour l’Unesco, qui sera de la partie, Astana Expo 2017 « deviendra une plateforme d’échange d’expériences internationales dans le domaine de l’énergie alternative dont la croissance s’accélère chaque année ».

Afin de promouvoir l’évènement, un pavillon mobile sillonne l’Europe depuis plusieurs semaines. Lors de son passage à Paris du 5 au 8 avril derniers, les 8 000 visiteurs parisiens ont ainsi pu découvrir l’architecture de la future exposition grâce à des casques de réalité virtuelle spécialement conçus pour l’occasion.

Le fameux pavillon permet également de découvrir les objectifs ambitieux que le Kazakhstan s’est fixés en matière de développement durable. Le pays espère en effet réduire de 25 % ses émissions de CO2 à l’horizon 2030 et les énergies renouvelables devront représenter 50 % de son mix énergétique d’ici 2050.

Le pays d’Asie ne lésine pas sur les moyens lorsqu’il s’agit de préserver l’environnement : près de 50 unités de production d’énergies renouvelables sont d’ores et déjà opérationnelles dans le pays et plusieurs autres devraient voir le jour rapidement.

Le continent africain sur la bonne voie

Et le Kazakhstan n’est pas le seul à se mobiliser en faveur de l’environnement. Selon un rapport du Forum économique mondial, on trouve sept Etats africains parmi les dix pays comptant le plus d’énergies alternatives dans leur production : L’Ethiopie (93,9 %), la Zambie (88,8 %), le Mozambique (87,6 %), la Tanzanie (85,6 %), le Kenya (82,84 %), le Togo (82,31 %) et le Nigeria (80,96 %). Et s’ils n’apparaissent pas dans le peloton de tête, le rapport salue également les efforts de la Côte d’Ivoire, du Zimbabwe, du Cameroun et de la République du Congo.

Et les évènements favorisant l’échange et les initiatives en faveur des énergies renouvelables ne manquent pas sur le continent : du 6 au 8 mai derniers, dans la capitale du Burkina Faso, se tenait la « Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique » (SEERA). Plus de 80 exposants et de nombreux visiteurs se sont ainsi donné rendez-vous autour de la question de la « promotion du mix énergétique et de l’efficacité énergétique pour un accès durable à l’énergie pour tous ».

Le directeur général de l’efficacité énergétique burkinabé, Ousmane Coulibaly, a profité de l’évènement pour annoncer la volonté du pays de rendre l’énergie plus accessible et disponible grâce à « l’augmentation de la part des énergies renouvelables ». La nouvelle politique énergétique du pays devrait ainsi porter le taux de couverture en électricité à 85 % (contre 19 % actuellement).

L’implication du Kazakhstan, du Burkina Faso et consort prouve que l’impératif de protection de l’environnement et de réduction des émissions de gaz à effet de serre concerne toutes les nations du monde et que malgré la volte-face opérée par la première puissance mondiale, la transition énergétique n’est pas hors de portée.

Alexandre Toussaint

Parce que l'optimisation de l'efficacité énergétique des bâtiments industriels a un impact direct sur la compétitivité des entreprises, l'opportunité de faire appel à un expert s'impose d'elle-même. Depuis plus de 10 ans, j'élabore pour mes clients des campagnes de mesures de consommation, et réalise des bilans énergétiques complets ainsi que des diagnostics énergétiques adaptés