Trump, le milliardaire qui murmurait aux oreilles des ouvriers. Incroyable mais vrai ?

3,7 MILLIARDS $
La fortune de Donald Trump est estimée à 3,7 milliards de dollars.

Je vous remercie tous pour vos commentaires concernant le président américain Donald Trump, et je remercie particulièrement ceux parmi vous qui manifeste une opposition frontale à mes propos.

Vous connaissez j’espère mon « amour » pour la vérité, ou plus précisément pour l’honnêteté intellectuelle. Je vais donc reproduire ci-dessous deux de vos commentaires et tenter de vous prouver, encore une fois, que je ne suis pas « pro-Trump » ou « anti-Trump ».

J’affirme néanmoins haut et fort que Trump est une rupture fondamentale. Que Trump est un transgresseur, un « briseur » de système.

Lorsque j’ose écrire ou dire cela, je connais d’avance ce qui m’est dit ! « Charles, n’importe quoi, mais que tu es naïf, Trump est un milliardaire, un riche, il en a rien à foutre des gens »… Possible. Mais cela ne change rien au fait qu’il va briser le système actuel, et le transgresser. Peu importe ses motivations, qu’elles soient totalement altruistes ou qu’elles soient la conséquence d’intérêts qui nous échappent ou nous dépassent. La réalité est qu’il a dit qu’il le ferait et qu’il le fait.

Impossible pourtant, répète le même disque rayé… Trump est un milliardaire.

Trump est un transgresseur et comme tous les autres transgresseurs de l’Histoire, il est « bien né » !

J’aime l’économie, non j’adore, mais j’aime tout autant les sciences, les technologies, ou l’histoire bien sûr !

Alors je vais vous donner très brièvement la bio d’un terrible transgresseur. Il s’agit de Mao ! Oui le Mao de la révolution chinoise, le gus ayant mis un joyeux bazar en Chine et accessoirement dans les camps de redressement…

Mao !

« Mao Zedong est le fils aîné d’une famille de paysans prospère de Shaoshan dans le département de Xiangtan, province du Hunan. Son père Mao Yichang achète des terres avec un capital constitué alors qu’il sert dans l’armée du vice-roi du Hunan et du Heibei. Cultivant du riz, il exploite la ferme avec deux ouvriers agricoles. Par ailleurs, il prend des hypothèques sur les terres d’autres paysans des environs, devenant ainsi un propriétaire terrien. Il achète les récoltes des paysans pauvres pour en assurer la commercialisation à Xiangtan. Sa mère, Wen Qimei, eut sept enfants. Elle est une bouddhiste fervente et fait l’aumône aux mendiants de passage contre l’avis de son mari Mao Yichang qualifié par ailleurs d’affameur ! »

Bon, de vous à moi, le père de Mao n’a pas vraiment élevé son fils pour que ce dernier devienne l’un des plus sanguinaires communistes portés par cette planète. C’était plutôt l’inverse. Mao était destiné à être un « exploiteur », un « affameur » !

Passons à un autre grand transgresseur… Staline !

« Le père de Staline, Vissarion Djougachvili, était un cordonnier gagnant bien sa vie, mais qui devint rapidement alcoolique. Il était originaire d’un village du nord de la Géorgie, Djougha (d’où son nom) ; on dit qu’il avait des origines ossètes. Sa mère, Ekaterina Gavrilovna Gueladzé, était une couturière d’Ossétie. Fervente orthodoxe, abandonnée par son mari, elle pousse son fils vers la prêtrise et finance difficilement ses études.

Après avoir brillamment réussi ses examens, Iossif entre en 1894 au séminaire de Tiflis et y reste jusqu’à vingt ans. Il y suit un enseignement secondaire général avec une forte connotation religieuse. Surnommée le « Sac de pierre », l’école a sinistre réputation. Rapidement, le jeune Djougachvili devient athée et commence à se montrer rebelle à l’autorité du séminaire. »

Là encore, rien ne prédestinait le jeune Iossif, élevé plutôt dans un confort matériel au début de sa vie, puis dans la religion à devenir le futur petit père des peuples ! Rien. Il aurait presque dû devenir curé ! Surprenant tout de même pour quelqu’un qui a été séminariste.

Tenez, et si nous parlions de Lénine… ce noble russe !

« Vladimir Oulianov lui-même est baptisé dans l’Église orthodoxe russe. Maria Oulianova s’occupe du foyer et des enfants, tandis que son époux poursuit une remarquable carrière dans l’enseignement : en juillet 1874, Ilia Oulianov est promu directeur de l’enseignement populaire pour le gouvernement de Simbirsk, ce qui lui vaut d’être anobli par le tsar Alexandre II et d’accéder au titre de conseiller d’État.

Les enfants Oulianov grandissent dans des conditions à la fois privilégiées et harmonieuses. Durant leur scolarité, ils bénéficient du prestige paternel. Les époux Oulianov, sujets loyaux du Tsar, sont également acquis aux idées libérales et progressistes en matière d’éducation. Maria Oulianova élève ses enfants dans la tradition de tolérance et d’ouverture luthérienne. Ilia Oulianov s’emploie à contribuer au mouvement de réformes de l’empire : dans la province de Simbirsk, il ouvre des écoles pour les populations non-russes où les enfants des minorités reçoivent un enseignement dans leur langue natale. Le futur Lénine devient noble, par hérédité, à l’âge de 6 ans.

Vladimir – dit « Volodia » – Oulianov est un élève brillant. Il suit une scolarité classique et étudie le français, l’allemand, le russe, le latin et le grec ancien. Au lycée, il a comme proviseur Feodor Kerenski, père de son futur adversaire politique Aleksandr Kerenski. »

Ouaaaah… Lénine était loin d’être un roturier inculte, stupide et mal dégrossi ! Lénine a reçu au contraire l’éducation de l’élite, il a été éduqué pour faire partie de l’élite, et pour défendre et porter les intérêts de cette élite… L’histoire est un peu différente comme vous le savez.

Que conclure de ces 3 exemples majeurs ?

Pour celles et ceux qui n’auraient pas encore saisi le but de la démonstration, ce qui me surprendrait vu la sagacité de mon lectorat, bien évidemment la conclusion est que les plus grands briseurs de système, les plus grands transgresseurs de l’histoire récente, sont tous issus du « sérail », du « système ».

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que me dire que « la fille de Trump fait produire des vêtements en Chine », ou encore que « Trump est un milliardaire qui s’en fiche des ouvriers », ou ce genre de raccourcis intellectuels pèse bien peu face à l’Histoire.

Il est fort probable que les transgresseurs de notre système soient justement des milliardaires ou des banquiers tant honnis parce que justement parmi eux, certains ont compris. Parce que justement, parmi eux, certains ont pu s’affranchir par leur richesse accumulée de ce besoin d’argent, et c’est un peu l’histoire de Trump.

Non Trump n’est pas le sauveur du monde !

Évidemment, et vous avez raison de le dire. Tel n’est pas le sujet. Je veux juste vous dire qu’une révolution économique, politique, et évidemment idéologique est en cours. Elle est fascinante, passionnante. Oui Trump est « violent », oui sans doute « caractériel » et alors ? Staline était gentil ? Churchill doux comme un agneau ? Et Hollande ? Sous ses airs d’abruti du coin, il n’hésite pas à faire exécuter des citoyens français à l’étranger sans souffrir d’insomnie ou d’anorexie ?

Trump avait un programme très clair. Il applique ce programme très clair, sans compromis. Est-ce que cela va fonctionner ou pas ? Peut-être, peut-être pas, nous allons le suivre, regarder, analyser, étudier, mais ce qui se passe est encore une fois fondamental.

Les chocs risquent d’être très importants et sur cela nous devrions tous être d’accord. Les anticiper c’est aussi mon objectif!

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Article écrit par Charles Sannat pour Insolentiae


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Charles Sannat

Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l'Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.

Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com

Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.