Bilan de la présidence Trump, la suite...

31 %
Le PIB US a chuté de 31% au deuxième trimestre 2020

Si la politique de confinement n’a pas vraiment fait ses preuves, le mandat de Donald Trump et la crise du coronavirus ont été très positifs… pour certains.

A l’approche du coronavirus, Le Donald s’est retrouvé emberlificoté par ses propres apparatchiks de la santé publique. Anthony Fauci, Deborah Birx, Robert Redfield – tous font partie de l’exécutif : techniquement, il est leur patron.

Dès qu’il a été clair que le coronavirus n’était pas une menace pour le pays, environ une semaine après la déclaration d’« urgence nationale » mi-mars, le président aurait dû tous les virer et constituer une nouvelle équipe.

Au lieu de cela, la Cavalerie Coronavirus a piétiné la Constitution et l’économie… étouffant les vies de 300 millions d’Américains afin, apparemment, de protéger les 30 millions qui risquaient effectivement quelque chose.

Depuis, les chiffres ont montré que l’approche « confinement » ne semblait pas donner de résultats extraordinaires. Certains Etats américains ont mis en place des confinements très stricts… d’autres ont eu la main plus légère. Les résultats n’ont aucune cohérence.

Qui plus est, selon l’Organisation mondiale de la santé – qui n’est pas connue pour ses positions libertariennes extrêmes – les confinements font plus de mal que de bien (des millions de pauvres pourraient mourir prématurément). Ils ne devraient être utilisés qu’en dernier recours.

Washington bourdonne

Tandis que les confinements asphyxiaient des vies et causaient des milliers de milliards de dollars de pertes économiques, ils étaient comme du chèvrefeuille pour les abeilles du marigot.

Désormais… Washington bourdonne de réglementations, de conflits, de règles, de lois et de procès. Qu’est-ce qu’une activité essentielle ? Qu’est-ce qu’un motif de voyage indispensable ?

Aurez-vous le droit de fêter Noël ? Est-ce protégé par le droit à se réunir ? Et si on n’invite que la famille ? Un beau-frère ou un petit-cousin est-il considéré comme de la famille ?

Les employés peuvent-ils être forcés à revenir travailler ? Devront-ils obligatoirement se faire vacciner ?

Les avocats de Washington en bavent. Les bureaucrates de « la santé » obtiennent des promotions sur le champ de bataille. Les cadres de l’industrie pharmaceutique appellent déjà leurs architectes, développant des plans pour des palaces encore plus gros et encore plus hideux à Palm Beach et Aspen.

Toujours plus d’échecs

Par ailleurs, M. Trump n’a pas réussi à annuler ni remplacer le programme Obamacare. Il est toujours en vigueur dans le pays.

Quant à remettre la Chine à sa place… des sondages montrent que l’Empire du Milieu grimpe dans l’estime mondiale, tandis que les Etats-Unis chutent. Dans le Financial Times :

« L’économie chinoise a augmenté de 4,9% par rapport à l’année dernière au troisième trimestre, la croissance industrielle alimentant la reprise du pays suite à la pandémie de coronavirus.

L’expansion du PIB n’a pas répondu aux attentes mais dépassait de loin l’augmentation de 3,2% enregistrée au deuxième trimestre, et représentait un renversement radical par rapport au déclin historique du début d’année.

La reprise de la deuxième plus grande économie au monde, qui a été accélérée par un boom industriel appuyé par l’Etat, donne à présent des signes de se transmettre à la consommation, alors que la croissance mondiale reste sous haute pression.

La production industrielle en Chine a bondi de 6,9% en septembre – son niveau le plus élevé cette année, et identique au taux de décembre, avant l’arrivée du coronavirus. »

A titre de comparaison, le PIB US a chuté de 31% au deuxième trimestre. On pense qu’il est désormais en baisse de 9%. Et la reprise cale.

Mauvaises idées et bâtons dans les roues

Est-ce que tout ça était de la faute de M. Trump ? Oui et non.

Evidemment, les démocrates lui ont mis des bâtons dans les roues. Mais il était également particulièrement mal placé pour être chef de l’exécutif. Il est facilement distrait… et semble manquer d’idées claires sur ce qu’il faut faire et comment le faire.

Par ailleurs, il avait de très mauvaises idées à l’origine. Son gouvernement était basé sur l’improvisation. Passant rapidement d’un tweet à l’autre, il n’avait pas le temps de réfléchir ou de développer un plan cohérent – pas plus qu’il n’avait la patience de s’y tenir.

Sans main ferme pour tenir le gouvernail, comme un bateau ivre, le navire de l’Etat a descendu la rivière… tournoyant dans des courants inutiles… s’échouant dans des marécages et des bancs de sable… emporté par les flots – comme les vaisseaux Bush et Obama avant lui – menant à un plus de gouvernement, plus de dette et plus d’interventionnisme.

Avant même que le coronavirus ne frappe, la pauvre barque perdue était déjà entraînée vers les chutes d’eau…

Un capitaine plus fort aurait-il fait mieux ? Oui, bien entendu. Comme nous le verrons, n’importe qui ou presque aurait pu faire mieux.

Mais est-ce que cela aurait fait la moindre différence ? Ou bien les courants sont-ils si forts qu’on ne peut y résister ?

Faisons une petite pause pour reprendre notre souffle. C’est là le thème que nous suivons depuis près de quatre ans : il mérite plus qu’un paragraphe ou deux.

Nous y reviendrons donc demain.

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