Uber : des hackers volent les données de 57 millions de clients

1,3 MILLIARD $
Uber a perdu plus de 1,3 milliard de dollars depuis le début de
l'année 2017.

C’est le scandale dont Uber se serait bien passé, encore une fois, après la mauvaise réputation de son fondateur, Travis Kalanick, une affaire judiciaire contre Waymo pour vol de brevets et le fait que le géant n’a toujours pas gagné d’argent depuis sa création : voilà que le groupe se serait fait pirater. C’est Uber elle-même qui l’a avoué mardi 21 novembre 2017.

Un piratage massif de millions de données personnelles

Si on est loin des 3 milliards de comptes piratés chez Yahoo en 2014, l’affaire risque d’attirer sur Uber le regard des autorités de protection des utilisateurs ainsi qu’une potentielle action de groupe car le piratage est massif : les données de 57 millions de clients et 600 000 chauffeurs ont été volées par des hackers en 2016.

Parmi ces données, certaines sont très précieuses : selon Dara Khosrowshahi, PDG d’Uber depuis la démission de Travis Kalanick, les mails et les numéros de téléphone des clients ont été subtilisés. Pire : les noms et numéros de permis de conduire des chauffeurs auraient également été piratés.

Petite consolation, tout de même : il n’y aurait aucun risque pour les cartes de crédit, les numéros de sécurité sociale, les dates de naissance ou encore l’historique des trajets.

Une rançon pour ne pas divulguer l’affaire ?

Le piratage aurait eu lieu, selon l’entreprise, en 2016 alors qu’Uber était en pleine tourmente au niveau de son management. Du coup, selon les informations de Bloomberg, l’entreprise aurait tout simplement payé près de 100 000 dollars aux pirates informatiques pour qu’ils ne dévoilent pas au grand public le vol de données ce qui aurait risqué de provoquer un nouveau scandale. Mais Dara Khosrowshahi a décidé de jouer la carte de la transparence : à l’époque du piratage et du paiement de la rançon c’était Travis Kalanick qui était aux commandes et Uber veut se défaire de l’image de son fondateur accusé de harcèlement sexuel et d’avoir agressé un de ses chauffeurs.

Uber se veut toutefois rassurante envers ses clients : après avoir été contactée par les hackers au sujet de ce piratage, le groupe a payé la rançon également pour que les données soient détruites ce que, selon le patron d’Uber, les pirates auraient fait.


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