L'UFC-Que Choisir vent debout contre la location longue durée d'électroménagers

257 %
En dix ans, les contrats de location longue durée d'appareils
électroménagers ont augmenté de 257%.

Les offres de location longue durée (LDD) se sont multipliées ces derniers mois, avec la promesse de pouvoir utiliser des appareils électroménagers contre quelques dizaines d'euros par mois. L'UFC-Que Choisir exige un renforcement des règles qui sont au désavantage des consommateurs.

Les grandes enseignes de la distribution ont senti le filon : la location longue durée (LDD) leur permet de lisser leurs revenus sur plusieurs années, parfois bien au delà du prix comptant de l'appareil loué. L'UFC-Que Choisir estime que ces contrats LDD ne sont pas au bénéfice des consommateurs, qui non seulement ne conservent pas le produit après la période échue de location, mais qui finissent aussi par payer très cher l'usage de l'appareil. Le micro-ondes vendu 316 euros à prix comptant revient à 731 euros avec la LDD, un tarif 130% plus élevé que le prix comptant ! Il en va de même pour le réfrigérateur (+58%), la télévision (+130%), l'ordinateur (+150%) et le smartphone (+65%).

Des prix sans commune mesure avec la réalité

La location à longue durée est considérée comme « un véritable gouffre économique » par l'association, mais aussi comme un non sens environnemental. À l'heure où les consommateurs sont particulièrement sensibles à l'aspect écologique de leurs achats, la LDD n'est pas une bonne affaire : le micro-ondes loué sera remplacé au bout de quatre ans alors que sa durée de vie est de neuf ans… L'UFC-Que Choisir pointe aussi de « nombreuses clauses » qui minimisent leurs obligations et en imposent des « démesurées » aux consommateurs : le client qui restitue un bien en mauvais état (ce qui peut arriver après plusieurs années d'usage) pourra se voir facturer une kyrielle de frais supplémentaires, pour la réparation ou le remplacement à neuf.

Création d'un cadre juridique

L'organisation de défense des consommateurs appelle à la création d'un cadre juridique semblable à la législation sur le crédit à la consommation, « propre à contenir les effets nocifs de location de longue durée ». Les distributeurs devraient se voir imposer un plafonnement tarifaire sur le coût total de la location et les frais de résiliation. Une information précontractuelle standardisée devrait également être mise en œuvre pour permettre aux consommateurs de faire jouer la concurrence : montant total des loyers à payer, détail des frais supplémentaires susceptibles d’être facturés et montant total à payer en surplus du prix de référence au comptant.


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