Un régime unique par points de retraites à la carte

1 376 euros
La retraite brute moyenne en France est de 1376 euros.

Politique économique, assainir le marché du travail (III) – Les retraites dites « par répartition », en réalité par transfert, sont délivrables dans chaque nation par un régime unique. Sur cette possibilité, l’économiste qui a fourni l’un des meilleurs dossiers, sinon le meilleur, est Jacques Bichot.

Le lien qui se trouve à la fin du présent papier envoie à l’essentiel de son argumentation. Je n’ajouterai ici que les considérations suivantes.

On voit mal que les cotisations à un régime unique de retraite par transfert ne soient pas astreintes à des minimums obligatoires, quelles que soient leurs assiettes. Ce n’est cependant pas à l’équilibre financier du régime que pourvoiraient ces minimums. Le réglage homéostatique du dispositif provient de la valeur du point réglée par la neutralité actuarielle : Jacques Bichot explique fort clairement ce dont il s’agit. C’est bien aux montants assez substantiels et équitables des pensions viagères financées par les cotisations qu’il faut également pourvoir. Est-ce possible rien qu’avec des cotisations obligatoires ? Le dispositif devient encore plus homéostatique si une partie de son financement est assuré par des cotisations facultatives, et non par de l’impôt et de l’endettement public.

L’objectif du dispositif de retraite par transfert ne peut pas être d’assécher le plus possible la constitution de retraites par échange marchand. Cette dernière faculté appartient aux libertés fondamentales et répond à la nécessité économique de placement d’épargne à laquelle ne pourvoit pas un système de retraite pas transfert (economiematin.fr du 6 juillet).

Cette dernière nécessité est traitée de façon plus ou moins pertinente par une politique économique selon la théorisation de base dans laquelle elle puise ses attendus. Les vues que cette théorisation rend de fait officielles sur ce que doit permettre la pratique conjointe des échanges marchands et des transferts de termes de ces échanges doit être claire sur la primauté accordée ou non aux revenus sur le PIB (economiematin.fr du 23 août), ainsi que sur la répartition jugée normale en premier lieu du revenu global (economiematin.fr du 15 juin), en deuxième lieu du revenu total du travail (economiematin.fr du 14 septembre). Ce n’est d’ailleurs pas que l’ensemble du problème des retraites qui n’est bien instruit qu’à la lumière de ces vues et de quelques autres. C’est aussi celui de la fourniture des sécurités économiques.

Parmi les autres vues, il y a en effet celle-ci : rien d’économiquement objectif et de politiquement sage ne permet d’exclure que les privations de sécurités économiques commerçables restent ou repassent sous la coupe du capitalisme de plus-value. Mais le cofinancement chronique des charges publiques par de l’endettement se révèle être, comme c’était prévisible, promoteur de ce capitalisme et fossoyeur de son contremodèle (economiematin du 27 octobre 16), ce alors que le financement des investissements publics uniquement par des livrets d’épargne dûment rémunérés ne contribue pas au même résultat (economiematin du 5 octobre 17).

L'essentiel sur le passage à un système unique de retraite par points avec neutralité actuarielle


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