Un tiers des avis consommateurs sur internet sont faux

74 %
74 % des internautes ont déjà renoncé à acheter un produit à cause de
commentaires ou d'avis négatifs .

Certains professionnels se font passer pour des consommateurs pour valoriser, de manière déloyale, leur entreprise. Résultat, un tiers des avis que l’on peut lire sur internet serait faux ! 

Des faux avis de consommateurs

Vous avez déjà été tenté de réserver une chambre d’hôtel après avoir lu des commentaires enthousiastes de voyageurs y ayant séjourné quelques nuits ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul. Si 74 % des internautes ont déjà renoncé à acheter un produit à cause de commentaires ou d’avis négatifs, 41 % ont déjà réalisé un achat spontané à la suite d’un avis positif, selon le baromètre annuel 2014 réalisé par PriceMinister-Rakuten et La Poste.

Problème, parmi les vrais clients se cachait peut-être l’hôtelier lui-même, qui s’est fait passer pour des clients ravis. Une technique déloyale, malheureusement de plus en plus répandue. 

Mais la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) veille. Elle contrôle les avis sur internet, et punie les fraudeurs. Dans un communiqué intitulé « les faux avis de consommateurs », elle explique que sa dernière enquête, réalisée en 2016, fait apparaître un taux de non-conformité toujours très élevé de 35 %. Cela s’explique, selon elle, en grande partie par la présence récurrente de pratiques commerciales trompeuses.

Hôtellerie, formation et services entre particuliers

Depuis 2010, les enquêtes menées par la DGCCRF relèvent des pratiques commerciales trompeuses récurrentes qui nuisent aux consommateurs (dont le choix a été faussé) et aux professionnels (dont les produits subissent une concurrence déloyale). De nombreuses procédures contentieuses ont été initiées par la DGCCRF et ont débouché sur des condamnations pénales.

Or les résultats des investigations réalisées en 2016 par la DGCCRF mettent en évidence la persistance de ces comportements. Certains professionnels se font en effet passer pour des consommateurs pour valoriser, de manière déloyale, leur entreprise. Ce comportement a été noté en particulier dans le secteur de l’hôtellerie, dans certains organismes de formation mais aussi dans les services entre particuliers.


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Laure De Charette

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.

Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.