Sortir de l'UE va coûter (très) cher aux Britanniques

140 MILLIARDS €
Le coût du Brexit pourrait être de 140 milliards d'euros.

Alors que Theresa May a obtenu l’accord pour faire appel à l’article 50 du traité de Lisbonne et lancer, enfin, définitivement le processus de sortie de l’Union Européenne pour le Royaume-Uni, une nouvelle information pourrait venir faire grincer les dents des Britanniques. Il semblerait qu’ils vont devoir faire un gros chèque à l’Union Européenne.

Compenser le manque à gagner de l’Union Européenne

En tant que membre de l’UE, le Royaume-Uni bénéficiait d’aides diverses et variées et finançait, pour sa part, d’autres projets. C’est le principe de l’Union Européenne : tout le monde est mis à contribution puis les sommes sont réparties, ce qui ne manque pas de faire râler les pays qui vont bien et qui, de fait, payent beaucoup et reçoivent peu.

Comme le signale l'Agefi ce 14 février 2017, Le think-tank bruxellois Mouvement pour la réforme en Europe, en collaboration avec un journaliste britannique du Financial Times, a réalisé un calcul : afin de sortir des engagements pris par le Royaume-Uni vers les pays membres et les politiques de l’Union Européenne, il va falloir débourser une belle somme.

Le calcul du think-tank estime entre 25 et 73 milliards d’euros le montant qui devra être écrit sur le chèque que le gouvernement britannique devra établir à l’ordre de l’UE. Une fourchette large liée aux grandes possibilités de négociation qui s’ouvrent aux deux parties.

Le Brexit oui, mais le chèque avant

Une telle somme est énorme, même si le pays affiche une croissance enviable de 2 %. Et la question risque d’être tendue entre Londres et Bruxelles, précise l'Agefi : cette dernière aimerait que le montant du chèque soit établi avant même que ne soient commencées les discussions concernant le Brexit en lui-même.

Une idée qui ne plaît pas à Londres qui voudrait des discussions parallèles, d’autant plus que cette question a été longtemps passée sous silence et inconnue des services de Theresa May. Une nouvelle source de conflit entre Bruxelles et Londres vient de naître, comme s’il n’y en avait pas déjà assez.


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Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

 

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