Qu'est-ce qui pourrait mal tourner ?

14,7 %
Le taux de chômage aux Etats-Unis a atteint un pic à 14,7% de la
population active en avril 2020.

Maintenant que les démocrates ont la Chambre des Représentants, le Sénat et la Maison Blanche… ils sont prêts à mettre en place des innovations révolutionnaires… et désastreuses.

Maintenant que Trump va – probablement – quitter son poste… qu’il existe plusieurs vaccins pour enrayer le coronavirus… que l’emploi US grimpe… que les marchés boursiers atteignent de nouveaux sommets… que les démocrates contrôlent la Chambre des Représentants, le Sénat et la Maison Blanche…

… Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Les pessimistes devraient-ils simplement rentrer chez eux ? Les déclinistes devraient-ils se mettre à sourire… puisque, désormais, le clan Biden peut enfin se mettre au travail… et réussir là où les partisans du « MAGA » ont échoué – rendre sa grandeur à l’Amérique ?

Oh, cher lecteur… vous ne dites pas ça sérieusement, si ?

Question de temps

Nous examinons un empire… qui vieillit, rouille, s’affaiblit… est en train de rendre l’âme… tandis que sa classe dirigeante se cramponne désespérément au pouvoir.

Pour l’instant, cependant, tout va bien. Dans les supermarchés, les rayons sont encore pleins. Le dollar US garde sa valeur. Le marché boursier reste élevé. Et les lumières fonctionnent encore.

Profitons-en tant que cela dure.

Les vrais problèmes commenceront probablement cette année, le pays entrant dans une phase encore plus traîtresse. Grâce au chaos semé en 2020… il faut se préparer en 2021 (et après) à une récolte record en matière d’amertume, de déclin économique et de discorde politique.

L’année dernière, les autorités américaines ont commis la troisième « erreur » majeure du XXIème siècle. Elles ont confiné une bonne partie de l’économie (même si les personnes économiquement actives avaient peu de chances d’être victimes du coronavirus)… puis ont tenté de remplacer les pertes réelles avec de la nouvelle fausse monnaie.

A présent, tant l’industrie financière que l’économie réelle dépendent de cette fausse monnaie pour leur survie.

« L’une des premières choses que je veux faire, lorsque nos nouveaux sénateurs seront en place, est d’envoyer les chèques de 2 000 $ aux familles américaines », a déclaré le démocrate Chuck Schumer cette semaine.

Selon Joe Biden, plus d’argent va arriver. Il a dit qu’il révélerait les détails jeudi. Mais « l’addition », dit-il avec fierté (et peut-être un peu de folie), « sera élevée ».

Paniers percés

Sur ce point – à défaut d’autre chose – le futur président aura sans doute raison. L’addition pour toutes ces sottises – confinements, renflouages, allocations, impression monétaire, racket, déficits à plusieurs milliers de milliards de dollars, Guerre contre la terreur, corruption et toutes les idioties associées – sera bien plus élevée que ce qu’il pense.

Bush, Obama, Trump… et, désormais, le rond-de-cuir du Delaware… partagent tous le même objectif – maintenir les élites au pouvoir, à n’importe quel prix. Cela signifie désormais « l’inflation ou la mort ».

Les autorités ont créé une société imbibée de dettes. Elles doivent désormais ajouter de plus en plus de fausse monnaie pour empêcher qu’elle se disloque. En 2020, les recettes fiscales n’ont couvert que la moitié, environ, des dépenses gouvernementales.

Alors que Joe Biden devrait prendre ses fonctions dans une semaine, et que le Congrès est désormais contrôlé par des paniers percés démocrates (plutôt que des paniers percés républicains), nous pouvons nous attendre à ce que la planche à billets chauffe plus que jamais.

Gabegie permanente

Ces injections de fausse monnaie pourraient signifier une hausse des actions. Selon Business Insider :

« Le S&P 500 grimpera de 10% supplémentaires à mesure que le gouvernement contrôlé par les démocrates mettra en place de nouvelles mesures de relance, selon Credit Suisse.

Le futur contrôle des démocrates sur le Sénat US ouvre la voie à de nouvelles relances budgétaire et à des rendements boursiers solides tout au long de 2021, ont déclaré jeudi [dernier] des analystes de Credit Suisse.

L’équipe, dirigée par Jonathan Golub, a augmenté son objectif pour le S&P 500 sur 2021 de 4 050 à 4 200 points dans une note destinée aux clients, ce qui implique un rally de 10% environ par rapport aux niveaux actuels. La banque s’attend à ce que les revenus par action de l’indice grimpent à 175 $ cette année, puis atteignent 200 $ à fin 2022. »

Rappelez-vous que le grand changement, en 2020, était le suivant : auparavant, les autorités passaient des milliers de milliards de dollars à leurs amis de Wall Street ; désormais, ils tentent de soutenir aussi l’économie réelle.

Nous nous aventurons sur le terrain des suppositions… mais il est très probable que les démocrates vont tenter de transformer les chèques de « relance » occasionnels en gabegie permanente. En d’autres termes, quelqu’un remarquera qu’envoyer des chèques de temps en temps crée une économie saccadée.

Une mesure « temporaire »

En l’état actuel des choses, personne ne sait quoi attendre. Les consommateurs rechignent à consommer ; les entreprises rechignent à embaucher… et les investisseurs visent des gains spéculatifs de court terme, au lieu de faire le genre d’engagements à long terme qui augmente la vraie richesse.

Les économistes vanteront les avantages de mesures de relance « régulières », prévisibles – en d’autres termes, un « revenu universel ».

Ce sera une mesure « temporaire », bien entendu – comme les taux bas de la Réserve fédérale, les troupes américaines au Proche-Orient, la Guerre contre la pauvreté, la Guerre contre les drogues, les plafonds de dette, l’assouplissement quantitatif, la distanciation sociale et les fouilles dans les aéroports.

Mais avec un revenu universel, l’argent continuera d’affluer… jusqu’à ce que le dollar lui-même ait perdu toute valeur.


 

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