Des vacances synonymes de relance économique nationale

71 %
71% des Français ont choisi de rester sur le territoire.

 

Des vacances franco-françaises

Alors que les pays européens ré-ouvrent progressivement leurs frontières, 71% des Français ont choisi de rester sur le territoire, 16% de partir à l’étranger et 12% hésitent encore à maintenir leur séjour hors de France. Ces chiffres montrent que l’été 2020 sera différent de ce que nous connaissons depuis que les compagnies « low cost » ont rendu accessible l’Europe, et-au-delà, le monde entier. Pour la génération « Easyjet », la situation peut sembler de prime abord subie. Mais à y regarder de plus près, les deux mois de confinement ont été l’occasion pour les Français de s’interroger sur leur mode de consommation et leur façon de voyager. Le local est devenu tendance. À la sortie du confinement, 92% se déclarent prêts à acheter des produits régionaux et 60% à quitter les grandes marques si elles ne sont pas en adéquation avec leurs valeurs. 

Cette tendance ne date pas d’hier. Déjà bien avant la crise sanitaire, les marques de la grande distribution alimentaire l’avaient compris et mettaient à l’honneur le circuit court dans leurs publicités, avec pour objectif de se rapprocher des attentes des consommateurs. Le tourisme s’est lui aussi adapté, laissant la place à de nouveaux acteurs plus en adéquation avec les envies des Français. De nouveaux acteurs sont apparus sur le marché, porteurs de propositions plus écologiques, plus éthiques et plus locales. Comme les plateformes Ecovoyageur ou encore Holiable qui concentrent leur proposition sur les voyages éco-responsables.

La récente crise sanitaire et les mesures gouvernementales n’ont alors fait que renforcer cette tendance. N’y a-t-il pas, dès lors, de vraies raisons de croire en la relance de la filière touristique ? 

Une nécessaire solidarité systémique pour se relever de la crise

L’arrivée des touristes dans les régions françaises constitue un vrai soutien aux petits acteurs locaux majoritairement des TPE et PME. Cette affluence touristique est une opportunité pour des régions comme la Provence-Alpes-Côte d’Azur qui ne bénéficiera pas cette année, de la venue de plus de 6 millions de touristes internationaux. Mais cela ne sera pas suffisant !
Alors qu’un grand nombre de petites structures ne reprendront pas leur activité après le choc économique de la crise sanitaire, il va être indispensable de mobiliser des moyens pour la préservation des entreprises les plus fragiles. Cette sauvegarde représente un enjeu de taille puisque les TPE et PME représentent environ ? du chiffre d’affaires des entreprises du pays, soit 1300 milliards d’euros. « Il faudra leur venir en aide afin qu’elles ne deviennent pas le premier plan social de France », s’inquiétait récemment Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie. De fait, l’Etat joue un rôle crucial dans la relance économique.

Mais il est également intéressant de comprendre que les écosystèmes doivent également construire les conditions de leur résilience. Pour cela, il leur faut s’organiser collectivement, comme l’explique Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises. Le bon déroulement de cette relance reposera sur la confiance entre ces différents acteurs, Etat, banques, clients et fournisseurs. La crise ayant eu pour effet de geler de nombreux paiements, empêchant une reprise normale de l’activité. Il relève de la responsabilité de ces différents acteurs de débloquer ces situations afin de poursuivre l’activité économique, au risque de voir s’effondrer encore un certain nombre de TPE et PME, plus vulnérables.

Un tourisme qui doit s’adapter à cette situation inédite

La distanciation sociale et les gestes barrière contraignent le secteur du tourisme à s'adapter. Mais comment assurer la réussite de la relance économique en préservant la sécurité sanitaire de tous ? 

Avant toute chose, la relance économique ne sera effective que si les vacanciers consomment ! Une gageure, à l’heure où les gestes du quotidien sont devenus des facteurs de risque sanitaire. 

C’est là que peuvent intervenir un certain nombre d’acteurs de la fintech, qui au travers de leurs solutions, apportent des réponses à des besoins concurrentiels mais aussi à des contraintes sanitaires. 

Le paiement sans contact, dont l'efficacité a fait ses preuves auprès des Français, doit être accessible à un maximum de petits commerçants. Les réticences liées à la sécurité, qui hier constituaient un frein tenace, ne sont aujourd’hui plus qu’un lointain souvenir. Les consommateurs n’hésitent plus à utiliser leur carte pour de petits achats. Et ce phénomène s’est encore accentué avec l’arrivée de la Covid-19, jusqu’à devenir un geste barrière selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Même constat pour le système du « click & collect » qui a été massivement adopté par les consommateurs durant le confinement. Reste encore à éviter les files d’attente de plusieurs kilomètres devant les sites touristiques, les musées ou les restaurants : pour cela, la réservation et le paiement en ligne semblent être des armes efficaces pour gérer le flux de visiteurs et éviter d’engorger les lieux touristiques inutilement. 

Cependant, à l’heure actuelle, ce n’est qu’une infime partie des TPE et PME qui disposent de ce type de d’outils ! Il faut éviter une nouvelle débâcle sanitaire et nous disposons de moyens efficaces pour aider à lutter contre une seconde vague de contamination. Nous comptons donc sur l’Etat pour aider les petits acteurs de son économie à bénéficier de ces nouvelles technologies, au travers de soutien financier et d’un accompagnement à la formation. Sur ce dernier volet, le milieu de la fintech constitue certainement un partenaire non négligeable dans la lutte contre le virus et pour la relance de l’économie.

1.Étude réalisée fin mai par l'institut de sondage OpinionWay pour Sofinco


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