Viande de cheval : Picard veut rassurer et mise sur du boeuf 100% français pour ses plats cuisinés

Les ventes des plats cuisinés Picard accusent encore un recul de 25% à
28% par rapport à la normale

Il y a quelques mois, le scandale de la viande de cheval éclaboussait une grande partie des enseignes proposant des plats préparés à base de boeuf. Vendredi 25 octobre, Picard, particulièrement visé, a annoncé le retour au complet de ses plats préparés à base de boeuf. Et pour rassurer les clients, la marque a décidé de ne se fournir qu'en viande de boeuf d'origine française. "Aujourd'hui, 100% de la viande de boeuf vendue chez Picard" est garantie VBF (Viande Bovine Française), a déclaré un porte-parole de l'enseigne française de surgelés, à l'AFP.

Hachis et Lasagnes de retour

Concrètement, les deux plats à base de boeuf qui avaient posé problème (hachis parmentier et lasagnes) reviennent donc dans les rayons, et l'étiquetage de l'ensemble de la gamme a été revu et est progressivement modifié. Par ailleurs, la marque a annoncé avoir changé son mode d'approvisionnement rompant ses relations avec son fournisseur Comigel. Pour le moment, "60% de la gamme" est visuellement estampillée VBF, mais elle le sera "entièrement d'ici la fin de l'année", une fois que Picard aura procédé au remplacement des anciens emballages, a précisé le porte-parole.

Un impact de 2% sur le chiffre d'affaires

Picard espère redresser la barre grâce sur ces plats cuisinés lors de la période des fêtes de fin d'année. En effet, les ventes sur ces plats accusent encore un recul de 25% à 28% par rapport à la normale. Le scandale de la viande de cheval qui a amené la marque à renforcer son contrôle qualité a tout de même eu un impact sur le chiffre d'affaire de Picard de l'ordre de 2% et devrait coûter un point sur la marge opérationnelle du groupe.


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Tugdual de Dieuleveult

Journaliste pour RMC.fr, Tugdual de Dieuleveult a demarré sa carrière à la télévision en réalisant un documentaire pour Canal+/Lundi Investigation (Dieuleveult : enquête sur un mystère). Il s'investit dans l'ONG Solidarité Internationale et part au Darfour en 2008 pour la Journée Mondiale de l'Eau. En 2010, il rejoint l'équipage de La Boudeuse en Amazonie et participe à l'élaboration de deux documentaires diffusés sur France 5. Il se spécialise ensuite sur le web et collabore avec plusieurs rédactions dont Europe 1, Atlantico, Oh My Food et RMC depuis 2012. Il a intégré Economie Matin dès sa création.